Les ambulanciers veulent des horaires à l’heure à La Tuque.

«C’est une question de sécurité»

LA TUQUE — Après la téléphonie cellulaire et les pannes d’Hydro-Québec, le maire de La Tuque entreprend désormais un autre combat. Cette fois-ci, il réclame de meilleurs services ambulanciers. Il appuie les revendications des ambulanciers qui exigent des horaires à l’heure plutôt que des horaires de faction. Le maire Pierre-David Tremblay veut que le dossier se règle dans les plus brefs délais.

«C’est une question de sécurité pour la population latuquoise. Ce n’est pas parce qu’on est éloigné qu’on ne mérite pas les services auxquels la population est en droit de s’attendre», a lancé le maire de La Tuque, Pierre-David Tremblay.

«On s’aperçoit que localement, il y a différents problèmes. Les ambulanciers, on le sait, font leur possible pour diminuer les temps de réponse, mais ils ont besoin d’un coup de main. La région est grande, on a des services à offrir jusqu’à Parent», a-t-il poursuivi.

D’ici la fin de la semaine, la Ville va faire parvenir une lettre au gouvernement pour demander le rétablissement d’un horaire fixe plutôt que de faction compte tenu des problématiques.

«J’ose espérer que ce sera bien accueilli», a insisté le maire Tremblay.

Il faut dire que le maire a eu l’occasion récemment de s’entretenir avec le directeur général du CIUSSS, Martin Beaumont.

«On lui a fait savoir notre insatisfaction dans ce dossier-là. On a vu qu’ailleurs dans la province, sur la base de différents nouveaux critères établis par le ministère, on a permis le changement d’horaire de faction vers des horaires fixes. Moi, je vais porter haut et fort ce dossier-là. Nous sommes en période électorale et je veux que les gens s’engagent», a-t-il ajouté.

Du côté du syndicat, on se réjouit de cet appui de taille, mais on ne baisse pas les armes. D’ailleurs, dès septembre les ambulanciers de La Tuque vont recommencer à mettre de la pression sur l’employeur et sur les candidats à l’élection provinciale.

«Ça faisait longtemps qu’on souhaitait avoir quelque chose de concret de la Municipalité pour nous appuyer […] On va rencontrer aussi les gens qui se présentent (aux élections) pour avoir leur point de vue sur notre dossier. On est une des dernières régions à avoir encore trois horaires de faction, c’est aberrant», a commenté Michel Beaumier, président du syndicat des paramédics du Cœur-du-Québec.

«On va partir en guerre pour ça dès le mois de septembre. Il va y avoir du mouvement», a-t-il conclu.