«C’est surtout l’usager qui va en profiter»

LA TUQUE — D’ici l’automne prochain, la présence de proches aidants auprès des usagers sera bienvenue en tout temps dans cinq centres hospitaliers et trois installations ayant des urgences mineures ou des unités de soins. Il s’agit d’une nouvelle politique du CIUSSS MCQ.

«Il y a de plus en plus de demandes des usagers de participer aux soins et services», a lancé d’entrée de jeu Martin D’Amour, directeur adjoint de la qualité, évaluation, performance et éthique au CIUSSS MCQ.

Par cette nouvelle approche, la présence d’un proche aidant est encouragée et permise en tout temps sur les unités des soins de courte durée et à l’urgence des centres hospitaliers du CIUSSS MCQ.

L’application de cette nouvelle Politique sera faite progressivement dans la région. Elle sera implantée à l’Hôpital du Centre-de-la-Mauricie de Shawinigan (20 mai), au Centre de services Avellin-Dalcourt de Louiseville (20 mai), à l’Hôpital Sainte-Croix de Drummondville (3 juin), au Centre des services du Haut-Saint-Maurice (9 septembre), au Centre hospitalier affilié universitaire régional de Trois-Rivières (7 octobre), au Centre Christ-Roi de Nicolet (7 octobre) et à Cloutier-du Rivage du secteur Cap-de-la-Madeleine (7 octobre).

Du côté de Victoriaville, la politique est déjà en vigueur depuis le 30 avril. Il faut dire que c’est à cet endroit qu’on avait testé le projet.

Plus de 50 hôpitaux au Canada ont déjà adopté des politiques sur la présence des proches en tout temps. Le CIUSSS MCQ a fait partie de la phase d’expérimentation avec trois autres établissements au Québec durant la dernière année.

«On l’a testé, on a fait des prétests, on a fait des questionnaires auprès des usagers, du personnel et des professionnels. Une fois que cela a été concluant, il fallait voir les conditions essentielles pour le mettre en place. Là, on a décidé de le mettre en place partout», a lancé M. D’Amour.

Le CIUSSS MCQ considère l’usager et son proche aidant comme des membres à part entière de l’équipe. Cette présence améliore l’expérience de soins et de services en plus d’assurer une meilleure planification du retour dans le milieu de vie.

«C’est surtout l’usager qui va en profiter. Avoir la présence d’un proche, le soutien moral, c’est rassurant et aidant pour mieux planifier le retour à domicile et mieux guérir aussi. C’est gagnant pour l’usager et c’est ce que l’on souhaite. […] Par ailleurs, on ne veut surtout pas alourdir le fardeau des proches. C’est une possibilité qu’on leur donne», insiste Martin D’Amour.

Les proches aidants accompagnent l’usager en lui offrant différents types de soutien tout en respectant les plans de soins et de traitement. On parle de soutien moral, d’assurer les liens avec la famille, de participer à la prise de décision et d’accompagner l’usager pour la médication, les traitements…

Ils sont aussi une source de renseignements pour l’intervenant afin de connaître les habitudes et états de santé de l’usager. «Il faudra obtenir le consentement parce qu’on doit assurer la confidentialité du dossier de l’usager. […] Le proche va faire partie de l’équipe, il va être soutenu par l’équipe et soutenir l’équipe en donnant de l’information, sa rétroaction. Ça ne change pas grand-chose, ça existait en partie, mais maintenant c’est en tout temps», a noté Martin D’amour.

«Les usagers sont très contents de cette approche-là. Il y avait auparavant des possibilités de le faire, mais on gérait ça par exception. […] Maintenant, ce qu’on veut faire, c’est davantage le contraire. On offre la possibilité d’avoir un proche aidant présent en tout temps. On a enlevé cette barrière-là et on va désormais gérer à la pièce quand ce ne sera pas possible, comme dans un endroit qui ne permet pas la cohabitation ou des endroits très spécifiques», a-t-il ajouté.

Quant aux heures de visite, elles demeureront inchangées pour les autres visiteurs.