Michel Fréchette

C’est la fin pour le Café Édouard

SAINT-ÉDOUARD-DE-MASKINONGÉ — L’aventure du Café Édouard est terminée. Quatre ans après son ouverture en décembre 2014, le café de cette coopérative est fermé définitivement, ce qui entraînera la liquidation des actifs et la Municipalité de Saint-Édouard-de-Maskinongé n’écarte pas la possibilité d’acheter les lieux.

Selon Michel Fréchette, qui a présidé le conseil d’administration durant des années, l’épuisement des bénévoles et la difficulté de recruter du personnel sont au nombre des raisons à l’origine de la fermeture.

«On avait un pas pire achalandage, mais si tu manques de personnel, tu es obligé de fermer durant certaines heures. Essayez de trouver un cuisinier, il en manque partout. Un café à Saint-Édouard n’offre pas les mêmes possibilités qu’un Sheraton! À la fin, on a eu un cuisinier qui a travaillé bénévolement durant trois semaines. Et les bénévoles sont plus difficiles à recruter. Je suis là depuis six ans, soit depuis la mise en place du projet, l’établissement du plan d’affaires», raconte M. Fréchette, en précisant que le café avait une employée salariée.

M. Fréchette indique que le montant de la dette est bas si on le compare à la valeur des actifs de la coopérative. Affirmant qu’il ne peut dévoiler la nature exacte de la dette pour des raisons de confidentialité, il semble persuadé que la liquidation des biens va permettre son remboursement.

Réal Normandin

«Le point crucial est que tout le monde sera remboursé: les fournisseurs, les membres avec leur part sociale. Tout le monde va être payé», déclare M. Fréchette, déçu de la tournure des événements, mais sans regret.

Réal Normandin, le maire de Saint-Édouard, attend que les responsables de la liquidation lancent cette étape. Il confirme que la Municipalité a de l’intérêt.

«L’évaluation de la bâtisse est de 150 000 $. À 50 000»$, il y aurait une possibilité pour nous. Au lieu d’utiliser la salle communautaire qui est assez grande, ce serait un lieu plus convivial pour des rencontres communautaires, sans parler d’un café.»

M. Normandin aimerait profiter de l’occasion pour relancer un projet à caractère communautaire, question de maintenir un certain niveau d’activités dans une municipalité qui accueille bon nombre de touristes durant la belle saison. La population aura toutefois son mot à dire.

«On est sur la route 348, il y a beaucoup de motos qui passent, le zoo n’est pas loin, il y a le camping. Il faut savoir si on peut l’acheter. Ensuite, il faudra voir ce qu’on fait avec ça. Ça prend des projets, du monde qui se tient garant de s’en occuper. On fera une rencontre publique pour savoir si on est d’accord. Ce sont les citoyens qui vont décider.»

La liquidation des actifs du défunt café pourrait se dérouler ce printemps.