La station de glisse Vallée du Parc prolonge la saison des mordus de ski.

«C’est inhabituel que ça survienne à la mi-avril»

Trois-Rivières— Le scénario météorologique se précise dans la région. Après un magnifique samedi sous les rayons du soleil, ce dernier disparaîtra petit à petit dimanche et les précipitations débuteront tard en fin de soirée. Quelques centimètres de neige sont attendus avant de faire place au verglas lundi et à la pluie mardi. Si certains profitent de la situation, d’autres doivent «composer avec».

«C’est une situation qui pourrait s’apparenter à la fin du mois décembre ou au début de janvier. C’est inhabituel que ça survienne à la mi-avril. C’est assez rare. Le système se déplace lentement vers l’est», a lancé le météorologue d’Environnement Canada, Bruno Marquis.

«Le grésil et la neige vont arriver en fin de soirée, peut-être même vers minuit. […] On parle de deux ou trois centimètres de neige maximum. Lundi ce sera le grésil et le verglas», a-t-il ajouté.

Plus au nord, dans les secteurs de La Tuque et de Lac-Édouard, c’est davantage lundi matin que les précipitations vont se manifester. Neige, grésil et verglas sont également prévus.

Quant aux températures, elles sont nettement en dessous des normales de saison qui sont entre 8 et 10 degrés. À La Tuque, samedi après-midi, le thermomètre indiquait -7 degrés, et -4 à Trois-Rivières.

Des skieurs heureux

Certains amateurs de ski ont pu prolonger leur saison à Vallée du Parc. Malgré la température fraîche et le vent, c’est sous un soleil ardent qu’ils ont dévalé les pentes, samedi, avec le sourire accroché aux lèvres. Les pentes seront également accessibles dimanche entre 9h et 16h.

«Il faut être bien habillé, mais les conditions sont magiques. C’est presque impossible d’avoir de telles conditions à ce temps-ci de l’année. C’est incroyable. Ce sont des conditions de janvier ou février. C’est exceptionnel», a lancé la directrice marketing et communication à Vallée du parc, Annik Bousquet.

«C’est certain que ce n’est pas un achalandage comme la fin de semaine dernière, c’est plutôt une journée d’achalandage moyen. Par contre, on se rend compte qu’on a bien fait d’ouvrir la montagne. Les irréductibles sont ici, et il y a même des courageux qui ont affronté la flaque d’eau», a-t-elle ajouté.

Des annulations dans les garages

Le bonheur des uns fait souvent le malheur des autres. Si on se réjouit dans les pentes, il en est autrement dans les garages où l’on doit jongler avec l’horaire et les annulations. Le mélange de précipitations attendu a fait peur à plusieurs clients qui avaient prévu faire changer leurs pneus d’hiver.

«C’est au ralenti présentement et les gens annulent. La tempête fait peur, mais il y a des gens qui font le changement quand même. Au début du mois, il y a les stressés comme j’aime bien les appeler qui s’empressent de changer leurs pneus, mais ça commence plus aux alentours du 15 avril. Quand la température va  atteindre entre 8 et 10 degrés le jour, là ça va bouger et on va être très occupé», a lancé Éric Lafontaine du Garage Levesque à Shawinigan. 

D’un bout à l’autre de la région, on sent que la «saison des pneus d’été» tarde à prendre son envol. On se prépare à voir arriver les clients en grand nombre après le mélange de précipitations prévu au courant de la semaine.

«On a eu des annulations aussi, mais ce n’est pas dramatique. On en fait pas mal, mais habituellement c’est vrai qu’on est pas mal plus dans le rush à ce temps-ci de l’année», a indiqué Dominic Legendre, gérant du Garage Jean Bureau à Trois-Rivières.

Même à La Tuque, où l’affluence se fait sentir plus vers la fin du mois d’avril, on sent que les clients sont plus frileux. Par ailleurs, tous s’entendent pour dire que l’urgence de faire changer les pneus au printemps est moins importante qu’à l’automne.

«On doit vivre avec les annulations. On a chaussé seulement deux véhicules jusqu’à maintenant. Les gens attendent après la neige. […] Le rush du printemps par contre est beaucoup moins pire qu’à l’automne. À l’automne, quand il commence à neiger, on sent la pression et tout le monde arrive en même temps. Au printemps, c’est moins pressant», a souligné Benoît Germain, copropriétaire du Garage Germain & Audy à La Tuque.