Le président de BELT, Patrice Bergeron.

«C’est important pour nous»

La Tuque — Bioénergie La Tuque (BELT) a mis la main sur une aide financière de Québec de 75 000 $ pour la réalisation d’une étude visant à déterminer les solutions technologiques et d’affaires en vue de l’implantation d’une bioraffinerie en Haute-Mauricie. Les dirigeants de BELT ont également annoncé que le siège social est désormais situé à Wemotaci et que la communauté atikamekw pourrait bien servir de site de préparation pour la biomasse.

L’étude qui sera financée par Québec permettra de franchir une autre étape préalable à la réalisation du projet de bioraffinerie.

«Ça s’ajoute aux 1,5 M$ qui avaient déjà été annoncés. […] Cette étude va servir à accélérer la prise de décision finale de notre investisseur dans le projet. C’est important pour nous», a indiqué le président de BELT, Patrice Bergeron.

BELT a également pris la décision d’ériger son siège social à Wemotaci, à la demande de la nation atikamekw.

«La collaboration des Atikamekws est indéniable dans ce projet. Le siège social est désormais à Wemotaci, mais les bureaux administratifs vont demeurer à La Tuque», a souligné Dany Chilton, membre du conseil d’administration de BELT.

Ce n’est pas tout, il a été possible d’apprendre que les dirigeants envisageaient fortement que des sites de préparation de la biomasse soient installés sur la communauté.

«Toute la préparation de la biomasse qui va alimenter la bioraffinerie doit se faire quelque part et ça ne se fait pas dans le bois. On vise à implanter les sites de préparation de la matière première dans les communautés atikamekws, qui sont très bien situées au point de vue logistique. Toutes les études pointent dans cette direction. Il ne faut pas oublier toute la question de l’emploi également», a noté le directeur général de BELT, Patrice Mangin.

Rappelons que le projet consiste à implanter une bioraffinerie alimentée par les résidus forestiers qui pourrait produire plus de 200 millions de litres par année de carburant totalement renouvelable. On estime qu’entre 650 000 et 1,2 million de tonnes métriques de résidus de coupe issus de la région de la Haute-Mauricie pourraient être valorisés dans l’usine. Il s’agit d’un projet de près d’un milliard de dollars qui pourrait créer des centaines d’emplois.