Cerf-volant à traction: Frédéric Dion vise un record du monde

Moins de vingt jours après avoir réussi son «Opération ours polaire», l'aventurier Frédéric Dion remet ça! Cette fois, il tente de briser le record du monde de la plus longue distance parcourue en 24 heures en cerf-volant à traction.
L'opération «Traction» vise ainsi à dépasser les 595 km parcourus en 2010 par les détenteurs de l'actuel record, Éric McNair-Landry et Sébastien Copeland. Depuis 16 h vendredi soir, Frédéric Dion se trouve sur le lac Saint-Jean et poursuit son aventure qui durera 24 heures.
«Avec un bon vent, je pourrai atteindre des vitesses dépassant les 60 km/h. Le défi sera de bien gérer mon énergie sur une si longue période. Ce record est à ma portée», déclare l'aventurier. Le lac Saint-Jean étant large de 30 km, Frédéric Dion fait donc des allers-retours continuels et compte se reposer environ 5 minutes à toutes les heures.
L'aventurier était en route vers le lac Saint-Jean, vendredi matin, lorsque Le Nouvelliste a pu le joindre. Le défi, qu'il comptait relever depuis un certain temps déjà, a été décidé un peu à la dernière minute, puisque les vents semblaient plus favorables vendredi et samedi. L'équipe n'attendait donc que le signal donné par Frédéric pour se déplacer et entamer ce périple qui n'a rien d'ordinaire.
Mais au-delà du défi personnel et publicitaire de battre le record du monde, Frédéric Dion voit en cette aventure une autre forme d'entraînement au grand défi qu'il veut relever l'hiver prochain, soit la traversée en ski de fond des 1600 kilomètres qui séparent Kuujjuaq de Baie-Comeau, une aventure de près de 80 jours.
«J'ai fait quelques recherches et j'ai découvert que c'était un ami, Éric McNair-Landry, qui détenait ce record. Je lui ai mentionné que j'avais l'intention de battre ce record. Il m'a encouragé, mais si j'y parviens, je crois qu'il va lui aussi se réessayer», mentionne Frédéric Dion, en éclatant de rire.
L'aventurier sera équipé d'un GPS pour calculer la distance parcourue, et il sera accompagné de son ami Mathieu Pronovost, qui s'assurera de le ravitailler en nourriture et en boissons chaudes durant toute la durée de l'aventure, en plus de l'encourager.
«C'est surtout un grand défi moral, la fierté de dire qu'on a poussé son sport plus loin, mais aussi j'espère acquérir une belle confiance en vue de mon défi de l'hiver prochain», signale Frédéric Dion, qui s'attendait à devoir affronter des températures allant jusqu'à -22 degrés toute la nuit sur le lac Saint-Jean.