De gauche à droite: Rachel Aubé, élève journaliste, Stéphane Lévesque, p.d.g du Réseau écoles médias et Benoît Trottier, directeur de l’école.

Vers une concentration médias

Saint-Pierre-les-Becquets — «Les médias, dans les écoles, c’est un magnifique outil pour atteindre toutes les compétences transversales que l’on connaît», croit Stéphane Lévesque, président-directeur général du Réseau écoles médias.

Cet organisme sans but lucratif travaille présentement en collaboration avec la direction de l’école secondaire Les Seigneuries de Saint-Pierre-les-Becquets à créer une équipe média avec les élèves.

«Notre vision est très ambitieuse, c’est de faire de l’équipe média de Saint-Pierre-les-Becquets l’École média du Québec», indique M. Lévesque.

Ce serait «le modèle», dit-il, «qui va inspirer toutes les écoles du Québec.»

Le projet, qui en est à l’an un, a présentement le statut d’activité parascolaire.

«L’intention, c’est de se rendre soit à un profil, au niveau du journalisme ou à une concentration», précise de son côté le directeur de l’école, Benoit Trottier. «L’idée, cette année, c’est de susciter un engouement», explique-t-il.

Une vingtaine d’élèves vont développer des contenus médiatiques à l’école, indique M. Lévesque, en assurant la couverture de certains événements comme la finale locale de Secondaire en spectacle. Les journalistes en herbe «vont produire des articles. Ils vont prendre des photos et faire des reportages», dit-il.

«On a la volonté d’amener les jeunes à couvrir l’actualité et ce qui se passe dans leur milieu. Nous sommes allés au 20e anniversaire du Carrefour Jeunesse-emploi de même qu’au lancement du bureau touristique de la MRC de Bécancour», raconte M. Lévesque.

Une équipe sera même dépêchée au Congrès de la Fédération des commissions scolaires, bref les élèves journalistes seront appelés à se promener un peu partout au Québec.

M. Lévesque a profité de la récente Grande rencontre du comité de développement social et collectif, qui réunissait une soixantaine d’organismes à Bécancour, pour lancer une invitation à recourir aux jeunes journalistes en herbe pour la couverture de leurs événements tout en expliquant qu’il faut toutefois mettre la priorité sur l’école et que les horaires des jeunes ne coïncideront pas toujours, évidemment.

«Il y a une volonté que les jeunes comprennent qu’il se passe des choses intéressantes dans leur milieu et que le milieu comprenne qu’il y a des jeunes. De les voir en action, à produire des choses qui sont bien, ça peut être intéressant», estime M. Lévesque.

«Notre vision est de devenir une entreprise étudiante, donc une entreprise qui va offrir des services médiatiques, à l’interne, à la commission scolaire et aussi dans le milieu. On parle ici de productions vidéos, de production de photos et «on veut même s’équiper au niveau de la sonorisation», ajoute M. Lévesque, puis éventuellement, d’un site web qui permettra de travailler sur le plan de la conception graphique.

Éventuellement, ajoute-t-il, tout cela devrait mener à la création d’une concentration médias à l’école secondaire Les Seigneuries.

Les cours de médias seraient donc intégrés au cursus scolaire. «Ça pourrait donner une couleur particulière à l’école Les Seigneuries», dit-il.

Le projet a déjà l’appui de partenaires. Toutefois, il faudra beaucoup plus de financement pour qu’il fonctionne, estime-t-il.

«Il y a un engouement chez les jeunes», assure M. Lévesque qui pense déjà à la création d’une équipe pour les écoles primaires du secteur.

«En début d’année, quand on a débuté le projet en parascolaire sur l’heure du midi, 18 élèves étaient intéressés au projet», précise Benoit Trottier. «Ce ne sont pas des élèves qui sont nécessairement bons en sports ou qui sont nécessairement artistiques. Certains étaient intéressés par la photographie, le journalisme ou l’infographie.

L’école a déjà aménagé un local dédié à ce projet. «J’ai trois ordinateurs et un portable. On a acheté un appareil photo de 3500 $ pour faire de la bonne vidéos et de bonnes photos», signale le directeur.

«L’intention, c’est aussi de remettre un peu Les Seigneuries sur la carte. On est l’école la plus petite de la Commission scolaire La Riveraine, la plus oubliée. On est la plus loin au niveau de la Commission scolaire. Pour se faire connaître, il faut qu’on sorte un peu des sentiers battus», fait valoir le directeur.