Servitank

Une deuxième entreprise conteste son évaluation municipale à Bécancour

L'entreprise Servitank vient d'imiter la compagnie CEPSA Chimie Bécancour en prenant la voie du tribunal administratif du Québec pour contester son évaluation municipale.
Lors de la dernière séance publique, le conseil de ville de Bécancour a donc mandaté la firme Lavery,de Billy, S.E.N.C.R.L. (Me Luc Villiard) pour défendre les intérêts de la municipalité dans ce dossier.
Des règlements hors cour ont déjà été conclus pour deux autres entreprises du parc industriel, soit TRT ETGO et l'Aluminerie de Bécancour.
Celles-ci avaient aussi déposé des demandes de révision à la suite des nouveaux rôles d'évaluation foncière et de la valeur locative 2013-2014-2015.
En vertu du nouvel exercice triennal, la valeur de l'Aluminerie de Bécancour est estimée à 218 976 600 $. Viennent ensuite TRT ETGO, à 36 998 000 $, CEPSA Chimie Bécancour à 12 881 700 $ et Servitank, à 10 389 700 $.
Lors de la première assemblée régulière, le nouveau conseil municipal avait mandaté la firme d'avocats Bélanger Sauvé pour répliquer à la requête de CEPSA Chimie Bécancour, «ce qui n'empêche pas des discussions», a tenu à préciser le maire Jean-Guy Dubois qui veut éviter les procédures coûteuses quand c'est possible.
Il n'en demeure pas moins que lors de l'adoption du budget 2014, son administration a jugé bon de réserver une somme de 400 000 $ pour parer à toute éventualité face aux demandes de révision de CEPSA Chimie Bécancour et Servitank.
Si nul ne peut prédire l'impact de ces requêtes qui, au demeurant, ne sont pas inhabituelles à chaque nouveau rôle triennal, des pertes de revenus sont prévisibles pour la Ville avecune évaluation qui risque d'être revue à la baisse à partir du moment qu'il y a la moindre contestation.