Un projet de bio-parc à Bécancour

Des acteurs des industries forestière et papetière, des industriels, des agences de développement, des laboratoires et des promoteurs, plus d'une vingtaine d'intervenants en tout, se sont réunis pour une première fois à Trois-Rivières, jeudi, avec des représentants de l'Université du Québec à Trois-Rivières afin de discuter de la création d'un bio-parc à Bécancour.
«Ça fait longtemps qu'on y pense», indique Jules Lauzon, directeur du bureau de Québec de l'Association canadienne de l'industrie de la chimie.
«On sait ce qu'on veut faire, on sait qui doivent être les partenaires de ce projet et où le faire», dit-il.
Une des raisons pour choisir Bécancour, c'est que plusieurs entreprises sont déjà orientées vers la recherche «et sont prêtes à ouvrir de nouveaux sentiers», poursuit-il. Selon M. Lauzon, des entreprises ont confirmé, hier, qu'elles étaient même prêtes à participer à une étude de préfaisabilité.
L'UQTR est porteuse de ce dossier-là avec l'industrie.
Un bio-parc, dit-il, utilise de la biomasse, notamment des résidus agricoles, comme des résidus de maïs ou du panic érigé, ainsi que des résidus industriels ou encore de la biomasse algale. Une foule de molécules peuvent être produites à partir de ces résidus afin de fabriquer de nombreux produits, allant du carburant aux oméga-3 en passant par les matériaux de construction et les produits pharmaceutiques, indique M. Lauzon.
Ce dernier reconnaît que le projet est actuellement au stade de l'idée, mais il indique qu'il y a urgence d'agir parce que d'autres projets de ce genre veulent émerger un peu partout au Québec.
Ce type de centre qui valorise les produits biosourcés existe déjà ailleurs dans le monde, signale M. Lauzon.
Toutes les entreprises dans le domaine de la chimie du parc industriel de Bécancour étaient présentes à la rencontre d'hier, dit-il.
Le projet nécessitera entre autres un endroit où il y a beaucoup de soleil afin de favoriser la croissance des algues.
Un consultant est déjà au dossier. indique M. Lauzon.