C'est avec enthousiasme que le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, a dévoilé les recommandations découlant du chantier économique.

Un appui pour le carrefour entrepreneurial à Bécancour

«On dépose les plans et la construction commence». Voilà comment le maire Jean-Guy Dubois a présenté les sept recommandations découlant du chantier économique qu'il a mis de l'avant au lendemain de son élection pour le «développement harmonieux» de Bécancour. Et l'une d'elles consiste à créer un carrefour entrepreneurial.
D'ici le 30 septembre prochain, à un endroit qui reste à déterminer, le coordonnateur du guichet unique recevra l'entrepreneur pour y offrir des services de formation, de lancement d'entreprise, de consultation et d'accompagnement et ce, à partir des ressources d'organismes existants tels que le CLD et la SADC, pour ne nommer que ceux-là.
Par ailleurs, des négociations sont en cours entre la Ville et l'actuel propriétaire du parc industriel LaPrade pour en faire l'acquisition. Sous le concept IFA (incubateur, facilitateur et accélérateur), on veut en faire un pôle de technologie verte. Encore là, la date butoir a été fixée au 30 septembre.
«On peut bien acheter la bâtisse de 250 000 pieds carrés et les 11 millions de pieds carrés de terrains industriels au coût de 4,5 millions de dollars. Mais on achète un mode de fonctionnement», a précisé le maire Dubois.
Avec la fermeture de la centrale nucléaire, on se donne jusqu'au 31 mars 2015 pour réaliser une planification stratégique en développement local dans les secteurs de Gentilly et Sainte-Gertrude. Cette démarche de revitalisation du secteur est de la Ville tiendra compte du développement commercial, de l'aménagement urbain, de l'amélioration, de la rénovation du patrimoine bâti et de la promotion du milieu.
Pendant ce temps, l'ouest de la Ville, «favorisé par la 55 et Trois-Rivières», fait aussi l'objet d'une recommandation, soit «la gestion de la fonction commerciale». D'ici au 30 juin 2015, on veut réaliser des actions stratégiques visant le développement harmonieux des zones commerciales situées à l'ouest de l'autoroute 55. «On va investir cinq millions de dollars là-dedans», a-t-il laissé entendre, évoquant l'intérêt de «sept, huit commerces».
Cette planification se fait, dit-on, en regard aux potentiels commerciaux identifiés, aux commerces existants (complémentarité), au contexte régional et selon la vision de développement commercial de la Ville (positionnement, identité).
«On ne veut pas recopier ce qu'il y a l'autre bord du pont», a souligné le premier magistrat, qui suggère à titre d'exemple un commerce de plein-air.
Si on veut maintenir à jour un inventaire des besoins en sous-traitance, on souhaite également ajuster l'offre de formation avec les besoins des entreprises.
De plus, la Ville de Bécancour est à redéfinir son image, à l'aube de son 50e anniversaire l'an prochain. D'ici la fin de juin, la participation des citoyens sera sollicitée pour revoir le slogan et le logo. Et on se donne jusqu'au 30 octobre prochain pour réussir l'exercice.
Au-delà des recommandations, le maire Dubois a annoncé une réorganisation du CLD en fonction de ces divers enjeux, avec une préoccupation pour le volet agroalimentaire, et des responsabilités par rapport à la prospection et au Fonds de diversification économique. Et la culture entrepreneuriale auprès des jeunes sera favorisée par des visites en entreprise.
Par contre, le lien administratif de Bécancour avec le Centre-du-Québec n'a pas été remis en cause pendant les travaux du chantier économique et ce, même si certaines problématiques ont été soulevées en matière de formation et d'éducation.
Interrogé au sujet de ses attentes envers le gouvernement du Québec au lendemain des élections, Jean-Guy Dubois croit qu'il faut «diminuer la lourdeur administrative dans laquelle on nage».
Avec la création d'un comité de suivi, le maire de Bécancour assure qu'il y aura une suite le 12 novembre prochain à cette démarche qui aura impliqué plusieurs dizaines d'intervenants.