De nombreuses personnes ont marché à Pierreville, lundi, afin de témoigner leur appui à la Coopérative de solidarité santé Shooner et Jauvin.

Un appui financier essentiel

Pierreville — La Coopérative de solidarité santé Shooner et Jauvin doit obtenir un appui financier de ses membres et des municipalités desservies si le milieu ne veut pas se retrouver sans clinique en 2021.

La direction de la coop tenait lundi une marche à Pierreville afin de sensibiliser les élus et la population à l’importance de contribuer adéquatement aux services de santé offerts à sa clinique située à Pierreville. Comme la coop compte environ 3000 membres, soit la moitié pour être considérée comme un groupe de médecine familiale autonome, elle reçoit 32 000 $ du gouvernement au lieu de 104 000 $. Le manque à gagner de 72 000 $ par année doit être épongé par le milieu. Sauf que, selon Sylvain Houle, on assiste à un certain essoufflement à ce niveau.

«En 2015, on avait 2000 membres sur les 3000 qui payaient leur cotisation. Cette année, c’est 400. Le renouvellement annuel est de 100 $. La survie de la coopérative n’est pas menacée. Mais s’il n’y a pas de changement au niveau du recrutement et des dons, 2020 pourrait être la dernière année. On invite les gens à s’inscrire comme membre et à cotiser», raconte M. Houle, le directeur général de la coop, présent à la manifestation qui a réuni, selon lui, environ 200 personnes.

La clinique compte un médecin qui travaille à temps plein et un autre qui œuvre un jour par semaine. Selon lui, le désistement de médecins à joindre la coopérative a pu contribuer à cet essoufflement.

«On pourrait avoir de bonnes nouvelles cette année, ajoute cependant le directeur général. De jeunes médecins ont accepté d’embarquer dans le processus de sélection pour pratiquer chez nous, soit deux en 2020 et deux en 2021. On aurait quatre médecins à temps plein.»

La coopérative mise aussi sur la participation des municipalités desservies par cette clinique.

Sylvain Houle est le directeur général de la Coopérative de solidarité santé Shooner et Jauvin.

L’an dernier, la contribution globale des localités était de 52 000 $.

Seules Pierreville et Odanak poursuivent leur engagement financier cette année.

Saint-Bonaventure, Saint-David, Baie-du-Febvre et Saint-Pie-de-Guire décident de passer leur tour. Saint-François-du-Lac, Saint-Gérard-Magella et Saint-Elphège sont aussi au nombre des municipalités incluses dans le territoire de la coopérative.

«Ces municipalités ont toujours été là pour contribuer et on les remercie, dit le directeur général. Mais on va les relancer. On veut continuer le combat avec eux pour maintenir nos soins de santé.»

Les manifestants ont conclu leur marche de lundi en déposant une pétition au bureau municipal de Pierreville.

Cette pétition d’appui contient plus de 1000 signatures, selon Sylvain Houle.

Par ailleurs, la Fondation de la santé du Bas-Saint-François a été mise sur pied afin d’amasser de l’argent pour la coopérative. Une première activité de financement aura lieu le 20 janvier à la salle communautaire de Baie-du-Febvre.

Les organisateurs souhaitent accueillir 300 personnes lors d’un souper-bénéfice.