Nicolas Vianni reçoit sa médaille des mains de l’organisatrice de l’aquathlon, Sara-Pier Guévin.

Sous le signe de la résilience

Bécancour — Après avoir été la proie des flammes en août dernier, l’école Le Rucher fut relocalisée au Faubourg Mont-Bénilde. Et pour marquer la fin d’une année scolaire mouvementée, la quarantaine d’élèves à besoins particuliers ont relevé vendredi le défi de l’aquathlon, soit une alternance de nage et de course à pied. Accompagnés de leurs proches, ils ont symbolisé avec force cette résilience qui est rattachée plus que jamais à cet établissement.

«Avec l’incendie, on a eu un début d’année difficile. Mais cela m’a permis de vous découvrir et de vous aimer de proche. Vous êtes nos vedettes, nos extra coups de coeur. Vous êtes différents, mais on est tous différents dans la vie», a déclaré la directrice générale de la Commission scolaire de la Riveraine, Johane Croteau, juste avant le début des compétitions amicales.

Sa présidente, Marjolaine Arsenault, a parlé d’eux comme étant «les élèves chéris de la commission scolaire». «Je peux courir, mais je ne sais pas nager», a-t-elle avoué. «Je nage, mais je ne cours pas. Il faut donc être deux pour faire ce que vous allez faire», a renchéri Mme Croteau.

Elle-même assoiffée de défi personnel, c’est Sara-Pier Guévin, une enseignante originaire de Nicolet, qui a mis sur pied l’aquathlon, pour personnes à besoins particuliers. Lors de la première édition l’an dernier, la cause de l’autisme avait été choisi à Trois-Rivières, suscitant la participation de 20 personnes autistes âgées de 4 à 50 ans.

Cette année, l’organisatrice bénévole a choisi l’école Le Rucher, à Sainte-Angèle. «On veut faire rayonner les élèves avec des besoins particuliers, un handicap physique ou intellectuel à travers un événement sportif. Notre objectif est que chaque élève puisse y participer à sa façon en tenant compte de leurs particularités et leurs capacités», a-t-elle conclu.