Sainte-Cécile-de-Lévrard poursuit son comité des loisirs

La Municipalité de Sainte-Cécile-de-Lévrard poursuit l'organisme Loisirs Sainte-Cécile-de-Lévrard inc. pour 80 000 $. La localité du Centre-du-Québec de 365 personnes veut modifier le contrat qui la relie à cette entité indépendante responsable de l'organisations des loisirs et d'activités populaires, mais son conseil d'administration refuse.
Cette cause doit être entendue mercredi matin au palais de justice de Trois-Rivières. «Il y a plusieurs clauses du contrat qui sont devenues inapplicables», affirme d'emblée Réjean Poisson, le directeur général de la Municipalité.
«Le contrat est non valide. Il y avait un engagement financier de plus de cinq ans dans le contrat, ça devait être modifié. Ça ne peut rester ainsi», ajoute le directeur général de Sainte-Cécile-de-Lévrard. «Nous voulons que cette clause du contrat soit annulée.»
La Municipalité évoque l'article 14.1 du code municipal pour appuyer sa démarche. Cet article stipule que: «toute convention par laquelle une municipalité engage son crédit pour une période excédant cinq ans doit pour la lier être autorisée au préalable par le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, sauf s'il s'agit d'une convention qui l'oblige au paiement d'honoraires pour services professionnels, d'un contrat de travail ou d'une entente intermunicipale».
La Municipalité et le comité des loisirs étaient aussi ces dernières années en désaccord sur la construction d'un centre multifonctionnel. L'administration municipale souhaitait construire ce centre sur le terrain utilisé par le comité des loisirs.
Réjean Poisson affirme toutefois que malgré des rencontres de négociations, les deux parties n'ont pu s'entendre. Ayant en poche une subvention de 80 000 $, la Municipalité a donc décidé de construire le centre malgré tout.
«On a décidé de le construire ailleurs. On ne pouvait pas construire un bâtiment d'un peu plus de 300 000 $ sur un terrain qui ne nous appartenait pas», explique le directeur général. «Le comité des loisirs n'a jamais accepté les suggestions qu'on leur a faites. Nous sommes dans une impasse.»
La présidente des Loisirs Sainte-Cécile-de-Lévrard inc., Emmanuelle Demers, a préféré ne pas accorder d'entrevue hier, car les procédures judiciaires sont en cours.
Le montant de 80 000 $ de la poursuite représente 20 500 $ versés en subvention pour des activités de loisir et 59 500 $ pour de l'entretien. M. Poisson précise par la même occasion que la Municipalité va laisser tomber sa poursuite si le comité des loisirs accepte de retirer certaines clauses du contrat et qu'il renonce au montant de 5000 $ par année.