Réunis pour le lancement du recueil de contes À villages découverts, on retrouve, de gauche à droite: Guillaume Demers, illustrateur, Marc-André Fortin, conteur et auteur du livre et Mario Lyonnais, préfet de la MRC de Bécancour.

Raconter pour unir

TROIS-RIVIÈRES — La MRC de Bécancour a lancé avec beaucoup de fierté jeudi dernier la toute première publication de son histoire, un recueil de contes intitulé À villages découverts.

Ce recueil est l’œuvre conjointe du conteur Marc-André Fortin et de l’illustrateur Guillaume Demers et son origine nous fait reculer plusieurs années dans le passé. En 2012, en effet, la MRC de Bécancour a approché le conteur Fortin pour composer des histoires inspirées d’anecdotes ou de faits divers pour chacune des municipalités du territoire. Le projet portait alors le nom de Si la MRC m’était contée... et s’est traduit par quatre représentations d’un spectacle mettant en scène le conteur d’origine bécancouroise.

C’est en 2016 que le comité culturel de la MRC a entrepris d’utiliser ce matériel pour la publication d’un recueil de contes regroupant 18 histoires racontées par le charretier Joachin dans le cadre d’un voyage sur le chemin de la petite école en compagnie de la belle enseignante Émilie. Sous ce prétexte, le Marc-André Fortin aborde des histoires identifiées à chacune des municipalités du territoire.

Le recueil a été édité à 350 copies. Or, devant la demande à la suite du lancement, il est d’ores et déjà acquis qu’on va aller en réimpression, probablement pour le même nombre de copies que le tirage initial. Le recueil est présentement disponible gratuitement aux bureaux de la MRC, dans les bibliothèques et les écoles de la région ainsi que dans les bureaux de chacune des municipalités.

Pareille initiative a un impact nettement plus grand que d’ouvrir simplement une fenêtre sur l’histoire des municipalités de la MRC selon Daniel Béliveau, directeur général de en+reprendre et MRC de Bécancour. «Ça renforce le sentiment d’appartenance des citoyens et ça injecte une bonne dose fierté supplémentaire dans la communauté sans compter que ça laisse une marque dans l’histoire. On voit ça comme une belle célébration de notre histoire mais aussi du présent. Et puis, il a été réalisé en misant sur des ressources locales.»

«Par ailleurs, il ne fait pas de doute que ça vient cimenter l’aspect collectif dans la vie des gens. Certains projets comme celui de l’implantation de la fibre optique sur l’ensemble du territoire n’auraient pu se réaliser qu’en misant sur un fort sentiment collectif et la culture est sans doute ce qui est le plus efficace pour souder les gens les uns aux autres. C’est quelque chose de central dans la vie des citoyens et c’est quelque chose de très précieux qui donne beaucoup de valeur à ce projet.»