Le président du conseil d'administration de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, Jean-Guy Paré, et son président-directeur général, Maurice Richard.

Parc industriel de Bécancour: regard vers le futur en 2014

L'an dernier, le parc industriel de Bécancour s'est retrouvé au coeur de l'actualité économique régionale avec l'annonce de grands projets. Mais l'année 2014 sera «majeure» au plan administratif alors que le nouveau conseil d'administration, présidé par Jean-Guy Paré, se dotera d'un plan de développement stratégique.
C'est que dorénavant, la Société qui dirige cette infrastructure de classe mondiale connaît bien ses «terrains vendables». En effet, une analyse réalisée par une firme spécialisée a permis une accréditation des espaces à des fins industrielles, maintenant que tout ce qui est zone inondable et terre humide a été compensé.
«C'est un élément clé de développement», lance le président-directeur général, Maurice Richard.
Par ailleurs, l'entreprise IFFCO devrait débuter cet été la construction de son usine d'engrais au coût de 1,2 milliard de dollars. Outre le millier d'emplois temporaires rattachés à sa mise en chantier, quelque 250 personnes devraient y travailler en permanence à compter de 2017.
Au cours de l'année, l'entreprise Minéraux rares Quest suivra les traces d'IFFCO dans son processus d'approbation environnementale auprès du BAPE. Et si tout va bien, la construction d'une usine hydrométallurgique au coût de 1,3 milliard de dollars devrait s'amorcer en 2016 pour une mise en opération en 2017.
«C'est idéal quand les chantiers se succèdent», fait remarquer M. Richard, histoire de faire durer les centaines d'emplois en construction. Selon lui, outre ces deux méga projets, «trois autres entreprises très sérieuses sont en mouvement».
Sur le site LaPrade qui, comme l'ancienne centrale nucléaire Gentilly-2, fait partie du bloc industriel de Bécancour, des projets sont étudiés, entre autres, dans le domaine du recyclage des appareils froids.
Si la fin du lock-out chez Silicium Québec constitue une bonne nouvelle, Maurice Richard se montre optimiste par rapport à l'Aluminerie de Bécancour.
«J'ai confiance que ça va se régler. Et c'est un dossier qui touche l'ensemble du monde de l'aluminium au Québec», fait-il remarquer. On sait qu'Alcoa a pris les dispositions pour fermer ses installations québécoises à défaut d'une baisse des tarifs d'électricité d'ici la fin de l'année.
Finalement, pour le pdg de la Société, le volet portuaire constitue l'élément clé du parc puisque 93 % des 1,6 million de tonnes métriques de marchandises manutentionnées en 2013 sont destinées aux entreprises qui s'y trouvent.