Électricité pour Alcoa: Boulet dénonce l'inaction de la ministre Ouellet

Alors que le gouvernement vient d'offrir un tarif préférentiel de 20 % sous le tarif L à l'entreprise espagnole FerroAtlántica pour qu'elle s'établisse au Québec, la députée de Laviolette dénonce l'inaction de la ministre Martine Ouellet dans le cadre de négociation de tarif avec Alcoa.
La multinationale américaine, qui emploie plus de 3000 personnes au Québec, menace de fermer ses trois usines de Bécancour, Baie-Comeau et Deschambault si le gouvernement refuse de lui accorder un tarif préférentiel.
Du côté de l'aluminerie de Bécancour, ce sont 1000 emplois qui se retrouvent en jeu.
«Pourquoi consentir à des avantages pour des entreprises étrangères alors qu'on refuse les mêmes avantages pour sauver 10 000 emplois au Québec? Parce que, faut-il le répéter, c'est plus de 3000 emplois directs et 7000 emplois indirects qui sont en jeu», questionne Mme Boulet, porte-parole de l'opposition officielle en matière de forêt et d'énergie.
Rappelons qu'une augmentation de tarifs est prévue le 1er janvier 2015 et Alcoa menace de cesser son approvisionnement en électricité à Hydro-Québec à compter du 1er novembre 2014 si le dossier n'est toujours pas réglé.
«Comme tout ce que touche Martine Ouellet tourne au fiasco, qu'attend donc la première ministre pour faire ce qu'il faut afin d'éviter que ces milliers d'emplois viennent s'ajouter aux 67 000 emplois à temps plein que le Québec a déjà perdus?», a martelé la députée de Laviolette.