Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Le chantier sur la partie principale a débuté au cours des derniers jours.
Le chantier sur la partie principale a débuté au cours des derniers jours.

Des travaux majeurs sur la toiture de la cathédrale de Nicolet [ARTICLE AUDIO]

Sébastien Lacroix
Sébastien Lacroix
Le Nouvelliste
Article réservé aux abonnés
La toiture de la cathédrale de Nicolet retrouvera peu à peu sa splendeur d’antan au cours des prochains mois. Un projet majeur de réfection, évalué à 3,5 millions $, a repris au cours des derniers jours et devrait se poursuivre jusqu’au mois de septembre avant de reprendre l’an prochain.

Le chantier vise à corriger un problème d’infiltration qui perdure depuis plusieurs années en raison de la conception de la structure qui fait en sorte que l’eau est retenue à plusieurs endroits, à un point tel qu’il y a plusieurs taches de moisissures à l’intérieur. Un problème qui s’est accentué au cours des dernières années, alors que la toiture était en fin de vie.

Comme la structure est protégée en raison de sa valeur patrimoniale, classée comme étant «incontournable», aucun changement de forme ne pouvait être autorisé. La solution qui a été retenue est celle d’installer une nouvelle membrane et d’apporter des solutions techniques à certains endroits.

Écoutez cet article en version audio.

La principale intervention sera d’abord de décaper les couches qui avaient été mises par-dessus le béton. Un ingénieur en structure inspectera ensuite la condition du béton afin de proposer des réparations au besoin.

Une fois que tout aura été enlevé jusqu’au béton et que la surface sera prête, une nouvelle composition de toiture complétée par une membrane en PVC sera installée pour s’assurer de l’étanchéité, tout en lui redonnant sa couleur blanche. «C’est la même membrane qu’ils ont utilisée pour le Stade olympique. C’est spécialement conçu pour ce type de géométrie», explique Simona Rusu, qui fait la surveillance du projet pour la firme Évoq Architecture.

La géométrie particulière de la cathédrale de Nicolet fait en sorte qu’il y a beaucoup d’accumulation de neige dans certains coins, ce qui accélérait le vieillissement de matériaux.

«On a essayé de trouver des solutions techniques, sans changer l’aspect général extérieur du bâtiment, dans les composantes et dans les matériaux que l’on propose pour améliorer les conditions existantes», souligne Simona Rusu.

«Dans toutes les zones où il y a des imperfections de géométrie et que c’est plus difficile pour le drainage des eaux, on a proposé différentes solutions à l’intérieur de la toiture qui vont aider un petit peu l’écoulement, ajoute l’architecte. Sur les toits plats, aux côtés des entrées, on a proposé un système de chauffage à glycol qui va combattre l’accumulation très importante de neige sur ces toitures-là.»

L’an dernier, une première phase avait été réalisée pour un montant de 300 000 $ sur la toiture dans le secteur du baptistère. Groupe Cirtech, l’entrepreneur responsable des travaux, avait pu en profiter pour tester la membrane qui sera utilisée. «Après un an, nous sommes satisfaits du résultat que l’on a eu», souligne Mme Rusu.

Cette année, les travaux se dérouleront sur la partie à l’avant, du côté du boulevard Louis-Fréchette, et la partie à l’arrière devrait être réalisée l’an prochain. «On le fait sur deux ans, parce que financièrement, c’est mieux. C’est un projet qui est subventionné à 70 % par le Conseil du patrimoine religieux. Pour l’autre 30 %, on va faire une campagne de financement», lance l’économe diocésaine, Francine Masse.

Une fois que les travaux sur la toiture seront terminés, il y a une autre étape qui sera nécessaire et qui n’est pas incluse dans le 3,5 M $, soit la reconstruction du clocheton qui avait été enlevé l’automne dernier. «Ultérieurement, on va en remettre un autre. Il était complètement fini. On va donner un contrat juste pour ça, mais ça peut aller dans trois ans, précise l’économe diocésain. Ce sera autour des 300 000 $, mais ça dépend toujours du marché.»