Bécancour adopte un règlement pour protéger les sources d'eau potable

Bécancour — Soirée fort occupée, lundi, au conseil municipal de Bécancour. Non seulement l’administration Dubois a-t-elle finalement adopté un règlement relatif à la protection des sources d’eau potable, mais les élus ont enclenché le processus devant mener à une hausse salariale de 15 %.

D’abord, au grand plaisir des citoyens qui réclamaient la protection de l’eau potable depuis plusieurs années, la Ville a adopté un règlement interdisant, entre autres, d’aménager un site de forage ou de mener une opération de fracturation à moins de deux à dix kilomètres, selon les cas, de tout puits artésien ou de surface ou de tout lieu de puisement d’eau de surface alimentant l’aqueduc municipal.

Le maire Jean-Guy Dubois s’est laissé convaincre, entre autres, par la récente décision de la Cour supérieure qui a donné raison à Restigouche-Sud-Est dans son bras de fer juridique contre l’entreprise pétrolière Gastem.

La pétrolière poursuivait Ristigouche suite à l’adoption en 2013 d’un règlement pour la protection de l’eau. Ce règlement, qualifié d’illégal par la poursuite, a obligé Gastem à mettre un terme à son projet de forage dans la municipalité. De plus, le premier magistrat a évoqué le pouvoir des municipalités comme gouvernements de proximité pour aller de l’avant.

Par ailleurs, un avis de motion a été présenté pour un éventuel règlement sur le traitement des membres du conseil et sur le remboursement des dépenses qui sera adopté le 7 mai prochain, avec un effet rétroactif au 1er janvier 2018.

Déjà, lors de l’adoption du budget, une hausse salariale de 15 % pour les élus avait été annoncée. Et lundi soir, le maire Dubois n’a pas manqué de rappeler que le dernier ajustement avait eu lieu en 2006.

Celui-ci verra donc ses revenus annuels passer de 71 691 $ en 2017 à 80 092 $, ce qui comprend la rémunération et l’allocation de dépenses. Pour les conseillers, ils toucheront dorénavant une somme totale de 27 440 $ au lieu de 23 861 $. La rémunération du maire suppléant est aussi bonifiée.

À compter du 1er janvier 2019, la rémunération sera indexée selon l’indice des prix à la consommation. Or, pour pallier au fait que l’allocation de dépenses deviendra imposable à cette date, la rémunération du maire sera alors haussée de 13 771 $ et celle des conseillers, de 3980 $.

Au cours de la même séance, le conseil a demandé au ministre de l’Environnement de revoir le régime de compensation des milieux humides en plus d’annoncer le retour de la navette fluviale.