Actualité

Les aînés à l’honneur à La Boîte à Jeux

Bécancour — La clientèle aînée sera à l’honneur dès janvier à la ludothèque La Boîte à Jeux de Bécancour, alors que le centre de femmes Parmi Elles offrira désormais des jeux destinés à cette clientèle bien précise.

Ce sont ainsi 25 jeux qui ont été adaptés par des étudiantes de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) qui seront offerts aux aînés, dès janvier, à la ludothèque La Boîte à Jeux. Il sera possible de retrouver des jeux de toutes sortes tels que des jeux de poche, des jeux de backgammon, mais également des nouveautés spécialement adaptées pour les aînés. 

Cette initiative de la ludothèque La Boîte à Jeux permettra ainsi aux personnes aînées de jouer et d’avoir du plaisir, tout en favorisant le maintien de certains acquis.

«À travers ce projet, le centre de femmes Parmi Elles est fier de pouvoir rejoindre une clientèle aînée qui pourra profiter de ces jeux pour s’amuser et favoriser le maintien de leurs acquis au niveau de la motricité, de la mémoire ou autres, mais aussi de permettre aux femmes, souvent proches aidantes, de pouvoir avoir des outils pour aider leur prochain», mentionne la coordonnatrice du Centre de femmes Parmi Elles, Geneviève Legault.

Ce projet s’inspire notamment de l’initiative de l’espace biblio-jeux qui s’adresse aux enfants, à Trois-Rivières. En effet, c’est à la suite de la mise en place de fiches pour des jeux de langage destinés aux enfants que le centre de femmes Parmi Elle a souhaité faire de même avec des jeux pouvant aider les personnes aînées en plus d’outiller les proches aidants.

Ce projet a d’ailleurs été mis sur pied en collaboration avec un projet d’intervention communautaire de l’UQTR.

Les jeux seront disponibles dès janvier à l’Association des proches aidants de la MRC de Bécancour. Ainsi, deux jeux pourront être loués pour une période de deux semaines, moyennant un abonnement annuel de 20 $. 

Rappelons que le centre de femmes Parmi Elles a pour mission d’améliorer les conditions de vie des femmes et la réalité de la femme proche aidante.

Centre-du-Québec

Geneviève Dubois élue à la présidence de la table des MRC

Nicolet — La mairesse de Nicolet et préfète de la MRC Nicolet-Yamaska, Geneviève Dubois, a été désignée à l’unanimité présidente de la Table des MRC du Centre-du-Québec, lors de la réunion de l’instance, tenue le 8 décembre.

Mme Dubois succède au maire de Sainte-Hélène-de-Chester, Lionel Fréchette, et sera secondée dans son rôle par le maire de Victoriaville, André Bellavance, élu vice-président. 

Les mandats de Mme Dubois et M. Bellavance sont d’une durée de deux ans, renouvelables une fois.

La Table réunit les cinq MRC du Centre-du-Québec, soit Arthabaska, Bécancour, Drummond, L’Érable et Nicolet-Yamaska. Chacune de ces MRC est représentée par trois élus: leur préfet, leur préfet suppléant et le maire de la municipalité la plus populeuse de leur territoire.

La Table se veut un lieu de convergence et de concertation politique. Elle est aussi un acteur de développement en étant responsable du Fonds d’appui au développement des régions.

Six priorités ont été identifiées par la Table des MRC du Centre-du-Québec.

On souhaite favoriser l’essor de communautés entrepreneuriales, attirer les travailleurs pour assurer la croissance et l’avenir de la région, et prendre le virage technologique et compléter les infrastructures de télécommunications.

Les priorités incluent aussi la valorisation du milieu agricole, le maintien des services de proximité et la bonification de la notoriété de la région.

Les préfets et maires ont choisi Mme Dubois «pour son dynamisme et la qualité de sa contribution depuis qu’elle s’est jointe à la Table». 

Pour sa part, la nouvelle présidente estime que «la Table des MRC est appelée à jouer un rôle important pour le Centre-du-Québec et est en voie d’établir un modèle unique de gouvernance régionale».

Lors de leur réunion, les membres de la Table ont discuté de leur rôle dans le contexte politique actuel. 

Les élus sont particulièrement préoccupés par le déploiement des mesures liées au projet de loi 122 qui confie un rôle de gouvernement de proximité aux municipalités. 

La Table a formé un comité de concertation sur ces questions. Ce comité est formé de Geneviève Dubois et d’André Bellavance, ainsi que des préfets des MRC de Bécancour (Mario Lyonnais), de Drummond (Alexandre Cusson), et de L’Érable (Sylvain Labrecque).

Actualités

Budget de 14,1 millions $ à Nicolet

NICOLET — Pour son deuxième budget, la mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois, a présenté des prévisions de dépenses de 14,1 millions de dollars pour 2018 tout en annonçant une hausse moyenne de 0,62 % du compte de taxes pour les citoyens.

«Le défi est relevé, nous avons un budget qui est un bon équilibre entre rigueur et développement de nouveaux projets. Nicolet poursuit sa gestion responsable des deniers publics», a-t-elle fait savoir, lundi. Celle-ci était visiblement satisfaite de l’exercice alors que le conseil municipal avait à l’esprit de limiter l’augmentation à moins d’un pour cent.

C’est l’ancienne communauté de Nicolet qui absorbera davantage le coup avec une augmentation de 0,77 % tandis que les contribuables des anciens secteurs de Saint-Jean-Baptiste et Nicolet-Sud subiront des hausses respectives de 0,67 % et 0,40 %. 

Concrètement, pour une maison d’une valeur moyenne de 147 107 $ à Nicolet, cela représente une hausse de 16,18 $, tandis que le bond est de 18,21 $ du côté de Saint-Jean-Baptiste, pour une résidence de 202 356 $, en moyenne. À Nicolet-Sud, le propriétaire d’une maison de 190 365 $, toujours en moyenne, paiera 9,52 $ de plus.

À ces montants s’ajoute la nouvelle taxe pour le projet-pilote du contrôle biologique des insectes piqueurs, soit 35 dollars par unité de logement. Pour les six logements et plus, cette charge est plutôt de 30 dollars alors qu’elle se situe à 150 dollars par commerce et 300 dollars par industrie.

D’ailleurs, c’est ce qui explique, en partie, des revenus à la hausse de 608 090 $ pour l’an prochain, pour atteindre 13 742 532 $. Les tenants en lieu de taxes sont aussi en augmentation dans les réseaux de la santé et de l’éducation tandis que l’agrandissement de l’École nationale de police du Québec a été porté au rôle d’évaluation.

Si c’est le statu quo au niveau de la taxe foncière générale de base, à 0,880 $ du 100 dollars d’évaluation, on note une hausse de 0,005 $ de la taxe foncière pour la dette générale. Dettes de secteurs à la baisse pour Saint-Jean-Baptiste et Nicolet et hausse de 0,007 $ de la taxe foncière hygiène du milieu: voilà d’autres faits saillants relatifs à la taxation.

Au niveau des charges, l’administration Dubois revient avec son budget citoyen, qui passe de 130 000 $ à 140 000 $. Harmonisation salariale en sécurité incendie (30 909 $), projet pilote du contrôle des insectes piqueurs (218 816 $), nouvelle enveloppe en saines habitudes de vie (23 917 $) et programme rénovation Québec (45 000 $): voilà d’autres exemples de dépenses. À cela s’ajoutent plusieurs nouveautés au niveau des Services à la communauté, dont une programmation de semaine de relâche.

En ce qui concerne le programme triennal d’immobilisations, il frôlera les 12,3 millions $. Cela comprend, entre autres, 7,1 millions $ en emprunts, 3,3 millions $ en subventions et 1,5 million $ en taxation.

La réfection de la passerelle du parc écomaritime de l’Anse du Port, évaluée à 1,8 million $, fait partie de ce budget tout comme la modification du système de réfrigération de l’aréna, au coût de trois millions de dollars. Sur la liste apparaissent également le prolongement de trottoirs sur le boulevard Louis-Fréchette (290 000 $), des luminaires de rues intelligents au DEL, pour une somme de 750 000 dollars qui s’autofinancera sur plus ou moins sept ans, le stationnement Saint-Philippe (250 000 $) et le pavage de la piste cyclable (115 000 $). À lui seul, le poste budgétaire Hygiène du milieu mobilise 4,7 millions de dollars.

Du côté des affectations, des fonds sont réservés pour le 350e anniversaire, soit 20 000 $, ainsi qu’un montant de 50 000 $ pour l’entretien des bassins.

Centre-du-Québec

Agrandissement de 861 300 $ de la caserne Pierreville

Pierreville — Administrée par la Régie d’incendie de Pierreville-Saint-François-du-Lac, la caserne de pompiers située à Pierreville est en plein agrandissement au coût de 861 300 dollars. Des travaux qui sont rendus possibles par une contribution provinciale de 516 780 dollars annoncée lundi en conférence de presse.

«Le gouvernement investit dans toutes les régions du Québec pour assurer leur vitalité et leur développement. Importante pour la région, cette caserne réaménagée améliorera l’efficacité des interventions en sécurité incendie, au bénéfice de la population», a commenté Martin Coiteux, ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire et ministre de la Sécurité publique.

Déjà amorcé, l’agrandissement permettra de combler un besoin en matière d’espaces et d’assurer la pérennité des services municipaux dans un environnement sécuritaire pour les employés.

«L’aide financière provient du Programme d’infrastructures Québec-Municipalités - volet Réfection et construction des infrastructures municipales, qui permet aux municipalités de réaliser des projets de construction, de mise aux normes, de réhabilitation, de conversion ou de réfection d’infrastructures municipales», a expliqué le ministre Coiteux.

«Je suis fier de l’appui de notre gouvernement à la réalisation de ce projet qui permettra aux citoyens des cinq municipalités desservies par la Régie d’incendie de Pierreville-Saint-François-du-Lac d’avoir accès à des services publics répondant à leurs besoins», renchérit le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation et ministre responsable de la région du Centre-du-Québec, Laurent Lessard.

Pour sa part, le président de la Régie d’incendie de Pierreville-Saint-François-du-Lac, Benoît Bourque, a souligné que «ça devenait urgent» d’agrandir la caserne, qui dessert un bassin de 7000 citoyens répartis dans trois MRC. Située à Pierreville, elle assure la couverture en sécurité incendie de cinq municipalités, soit Pierreville, Saint-Pie-de-Guire, Saint-François-du-Lac, Saint-Gérard-Majella et Yamaska. 

«La superficie de la caserne sera augmentée de 200 mètres carrés, ce qui permettra d’aménager notamment une salle de réunion et un vestiaire. Des travaux d’amélioration seront également exécutés dans le bâtiment actuel et des espaces de stationnement seront ajoutés», a précisé le maire de Saint-Pie-de-Guire, qui a retracé l’historique de la caserne.

Grâce à la contribution financière du gouvernement du Québec, dit-il, les travaux majeurs d’agrandissement et de rénovation devenus nécessaires pour répondre aux normes et aux exigences en matière de sécurité incendie vont enfin se concrétiser. 

«Les coûts de ces travaux sont très importants pour les contribuables des municipalités concernées. La mise en commun des efforts de chacune des municipalités pour la réalisation de ce projet a été déterminante», a-t-il fait remarquer.

Finalement, le ministre Coiteux a rappelé que le Plan québécois des infrastructures 2017-2027 prévoyait des investissements de sept milliards de dollars dans le secteur des infrastructures municipales sous la responsabilité du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire.

«En ajoutant les contributions du gouvernement du Canada et des municipalités, ce sont 15 milliards de dollars qui seront investis dans les infrastructures municipales au Québec au cours des dix prochaines années», a-t-il conclu.

Affaires

MRC de Nicolet-Yamaska: 4,2 M $ pour le budget 2018

Nicolet — Répondant à l’engagement d’une croissance contrôlée des dépenses, c’est un budget équilibré de 4 221 911 dollars qui vient d’être adopté à la MRC de Nicolet-Yamaska pour l’année 2018.

Ces prévisions permettent ainsi de planifier les ressources humaines, matérielles et financières nécessaires à poursuivre l’amélioration continue de la prestation de l’offre de services techniques aux municipalités, au déploiement de l’offre de service en matière de développement économique et à la mise en oeuvre des priorités de développement de la MRC de Nicolet-Yamaska.

L’augmentation des quotes-parts par rapport à l’an dernier est de 1,5 % (23 680 $), comparativement à 1,2 % (19 219 $) en 2017 et à 1,4 % (21 569 $) en 2016.

La richesse foncière uniformisée s’élève en 2017 à 2 940 030 512 $, soit une augmentation de 6 % par rapport à 2016 (2 767 132 430 $). Cette hausse s’explique en grande partie par les nouvelles constructions résidentielles, commerciales et industrielles sur le territoire, ainsi que par la hausse des valeurs foncières agricoles.

Un premier lac-à-l’épaule est prévu dès janvier 2018 afin de permettre au nouveau conseil de convenir de ses modalités de gouvernance et de définir ses priorités de développement pour la prochaine année. Un second lac-à-l’épaule sera organisé à l’automne 2018 pour traiter plus en profondeur certains sujets d’intérêt pour les élus.

Par ailleurs, afin d’apporter un support aux organismes oeuvrant dans divers domaines d’activité sur le territoire, la MRC prévoit un budget de 2500 $.

La MRC entend également consacrer un montant de 5000 $ pour la mise en place d’un partenariat avec le service des communications de la Ville de Nicolet, qui assurera la diffusion d’informations relatives à des sujets d’intérêt au cours de l’année 2018. La mise à jour du site Internet figure aussi à l’ordre du jour en 2018. Un montant de 15 000 $ est prévu à cette fin.

Actualité

L’État verse 7,8 millions $

(Bécancour) Après la Mauricie, c’était au tour du Centre-du-Québec de recevoir vendredi de bonnes nouvelles pour le déploiement de l’Internet haute vitesse sur tout le territoire. Ainsi, dans le cadre du programme Québec branché, cinq projets ont été retenus pour la région centricoise, lesquels représentent des investissements totalisant 18 369 850 $, dont 5 645 909 $ proviennent du gouvernement du Québec et 2 146 293 $ du gouvernement du Canada.

Ces projets permettront d’établir des points de présence d’Internet haut débit dans 16 collectivités du Centre-du-Québec. Il est prévu qu’en tout, 8791 foyers auront accès à des services Internet haut débit dans la région.

Tel que révélé plus tôt cette semaine par Le Nouvelliste, c’est la MRC de Bécancour qui reçoit la plus grande part du gâteau avec le présent déploiement de la fibre optique évalué à près de 16 millions de dollars, soit 5 249 423 $ du provincial et 1 749 807 $ du fédéral. Les quatre autres projets touchent Saint-Joachim-de-Courval, Villeroy, Sainte-Julie-Station et Lac-William.

Le programme Québec branché a pour objectif de fournir des services Internet haut débit aux régions et aux localités qui sont actuellement mal ou non desservies. La sélection et le financement des projets ont été faits en complémentarité avec le programme fédéral Brancher pour innover. En tout, plus de 80 projets ont été sélectionnés dans 14 régions du Québec. Et une autre annonce sur le développement du numérique est à venir, ce lundi, à Saint-Luc-de-Vincennes.

«L’accès à Internet haute vitesse n’est plus un luxe, il est essentiel. Les services Internet haute vitesse sont des outils auxquels tous les Canadiens doivent avoir accès, peu importe leur code postal. Ils en ont besoin pour mener leurs affaires et bâtir des communautés plus fortes. Notre gouvernement reconnaît que l’innovation survient partout sur notre territoire, en ville comme en région. Grâce à notre programme Brancher pour innover, les Canadiens seront en mesure de mieux saisir les possibilités qu’offre l’économie numérique», a fait savoir Navdeep Bains, ministre de l’Innovation, des Sciences et du Développement économique

«Notre appui à ces projets permettra de brancher un plus grand nombre de ménages et d’entreprises afin de concourir à la croissance de l’économie du Québec et au dynamisme de ses régions. Tout comme l’a été l’essor de l’électricité au XXe siècle, l’accès à Internet haut débit représente de nos jours un puissant levier de développement numérique et socioéconomique. C’est pourquoi le gouvernement du Québec a annoncé, dans la récente mise à jour économique, un investissement de 300 millions de dollars d’ici cinq ans afin que 100 % des citoyens aient accès à des réseaux haut débit», renchérit Dominique Anglade, vice-première ministre, ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique

«Cet investissement sera avantageux pour la classe moyenne dans les collectivités de la région du Centre-du-Québec. Il aidera à créer plus d’emplois et d’occasions d’affaires, et à améliorer la communication et l’accès à l’éducation, aux services de santé, aux médias et aux biens et services offerts en ligne», ajoute François-Philippe Champagne, député de Saint-Maurice–Champlain

Selon le ministre responsable du Centre-du-Québec, Laurent Lessard, la réalisation de ces cinq projets dans la région centricoise contribuera au maintien d’entreprises nécessitant des services Internet haut débit pour demeurer en activité et accroître leur compétitivité. «Il en est de même pour les familles plus éloignées, qui, en étant désormais desservies adéquatement, jouiront d’une meilleure qualité de vie. C’est toute la région du Centre-du-Québec qui en ressortira gagnante», a conclu le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation.

Actualité

Une première préfète dans l’histoire

Nicolet — Lors de la dernière séance du conseil, la mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois a été élue nouvelle préfète de la MRC Nicolet-Yamaska. C’est la première fois de l’histoire de la MRC qu’une femme accède à ce poste depuis la constitution de l’organisme en 1982.

«Pour moi c’est un honneur d’accéder à ce poste et une belle marque de confiance de mes homologues des autres localités. Je vais représenter avec beaucoup de fierté la diversité et la réalité de notre vaste territoire et de ses 16 municipalités» a précisé la mairesse.

Le maire de Saint-Wenceslas, Réal Deschênes, avait soumis sa candidature au poste de préfet, mais ses collègues ont opté majoritairement pour Geneviève Dubois. Et il a mordu la poussière une seconde fois dans sa tentative d’être élu préfet-suppléant, une fonction qui a plutôt été attribuée aussi par vote au maire de Baie-du-Febvre, Claude Lefebvre.

Avant l’élection, la mairesse de Nicolet a fait valoir son expérience d’une vingtaine d’années à la direction d’organismes pour démontrer sa capacité à développer des projets. Et elle a aussi rappelé son rôle plus récent dans le dossier de la santé et ses interventions lors des inondations printanières. Présente à la table de la MRC depuis octobre 2016, elle se dit bien au fait des dossiers qui concernent le territoire de Nicolet-Yamaska.

«Comme l’expliquait Louis Caron à propos du slogan de la MRC de terre nourricière, je veux que la solidarité et l’entraide soient au cœur de nos actions, qu’on travaille davantage ensemble sur des projets communs porteurs et novateurs pour Nicolet-Yamaska. J’ai bien hâte de mettre mon énergie et mon expérience professionnelle au service de notre MRC pour ce premier mandat de deux ans», ajoute la nouvelle préfète. 

Actualités

L'actualité en bref

Forum citoyen à Trois-Rivières

La population de Trois-Rivières est invitée à prendre part à la tournée des Forums citoyens portant sur la réforme du mode de scrutin au Québec.

Cette tournée fera escale à Trois-Rivières le 22 novembre, de 18 h à 20 h 30, au Cégep de Trois-Rivières, local SA-3035, au pavillon des Sciences.

En décembre 2016, un consensus entre cinq partis politiques, à l’exception du parti libéral du Québec, a été obtenu afin de réformer le mode de scrutin au Québec.

Les travaux de la tournée des Forums citoyens est coprésidée par Mireille Tremblay, présidente de l’Observatoire québécois de la démocratie et Jean-Pierre Kingsley, ancien directeur général des élections du Canada de 1990 à 2007.

Leur présence se veut une façon d’assurer le caractère non partisan du processus puisque les commissaires qui échangeront avec les citoyens sont issus des partis politiques suivants: Parti québécois (Sylvain Pagé), Coalition Avenir Québec (Mario Asselin), Québec solidaire (Manon Massé), Option nationale (Sol Zanetti) et le Parti vert du Québec (Alex Tyrrell).

La tournée se fera dans une quinzaine de villes au Québec. Une campagne de sociofinancement a été lancée afin de récolter 50 000 $. 

L’objectif est de rallier la population et de former un mouvement populaire.

Actualités

La pauvreté: «Une loterie qui ne fait que des perdants»

Nicolet — C’est sous le thème des jeux de loterie que le Collectif de lutte contre la pauvreté du Centre-du-Québec a lancé, lundi, sa cinquième campagne de cartes de Noël. Illustrées par l’artiste Mathilde Cinq-Mars, celles-ci exposent le portrait de quatre personnages en situation de pauvreté .

Ainsi, Michel, le personnage qui reçoit des prestations d’aide sociale, est «Perdant à tous les mois», Malaïka, qui travaille à temps plein toute l’année, n’a «Pas de célébration», alors que Suzanne, jeune retraitée, tourne «La roue de l’infortune» et que la famille Tremblay-Diaz ne peut s’offrir «Rien d’Extra». 

Selon les organisateurs, la référence à la loterie rappelle l’implacable réalité selon laquelle «la pauvreté n’est pas un choix» et que pour l’éliminer, ce n’est pas de chance que le Québec a besoin, mais de volonté politique. 

«On est loin de la simplicité volontaire qu’on a idéalisée. Les causes de la pauvreté plongent ses racines au coeur des logiques capitalistes et des idéologies néolibérales qui caractérisent nos sociétés occidentales», précise le coresponsable du Collectif, François Melançon.

«La pauvreté est comme un gratteux sans lot gagnant», renchérit Linda Proulx, du Regroupement de défense des droits sociaux de Nicolet. Témoin de situations de pauvreté, cet organisme participe à la campagne, tout comme les corporations de développement communautaire de Nicolet-Yamaska et de la MRC de Bécancour, le Centre d’action bénévole, la Ressource aide alimentaire et le diocèse de Nicolet. 

Ces organisations distribueront au cours des prochains jours les quatre sortes de cartes auprès de leurs membres et de la population en général, incitant les citoyens à les expédier au député Donald Martel.

«C’est une façon de rappeler la nature politique des enjeux de la pauvreté alors que le gouvernement tarde toujours, avec plus de deux ans de retard, à publier une nouvelle politique d’action gouvernementale en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale qui pourrait faire une différence significative», a-t-on fait savoir.

Une personne sur dix ne peut couvrir ses besoins de base que sont notamment l’alimentation, le logement et l’habillement, «une réalité indécente», dénonce M. Melançon.

Affaires

Des commerçants veulent revitaliser le cœur de Nicolet

Nicolet — «On croit au centre-ville. Il y a une population qui y habite encore. On veut faire peau neuve». Voilà le cri du cœur que vient de lancer la pharmacienne propriétaire Judith Savoie au nom de plusieurs commerçants qui se battent pour faire de bonnes affaires au cœur même de Nicolet.

Par un concours de circonstances qui l’a amenée à échanger avec Étienne Lafond, de l’épicerie Lafond, elle a découvert que tous les gens d’affaires du centre-ville sont «dans le même bateau». 

«Il faut travailler plus fort pour parvenir aux mêmes résultats que les commerçants qui profitent de l’achalandage du boulevard Louis-Fréchette. On a chacun notre créneau, moi, c’est la santé, lui, c’est l’épicerie, d’autres, la restauration. On est tous des jeunes entrepreneurs dynamiques et c’est en alliant toutes nos forces ensemble qu’on peut avoir un pouvoir de parole auprès de la Ville», a-t-elle expliqué au Nouvelliste.

Accompagnés du restaurateur Olivier Lambert, les deux intervenants ont d’ailleurs rencontré la semaine dernière la mairesse Geneviève Dubois pour faire part de leurs doléances.

«Le centre-ville a toujours fait partie des préoccupations. Il est maintenant intégré à notre plan de développement économique de façon globale. On se rend compte qu’il faut avoir un œil très privilégié pour le centre-ville. Ce que je trouve intéressant dans cette démarche, ce sont des commerçants qui se prennent en main, qui se réunissent et qui font des propositions à la Ville. Ça vient de la base», a commenté Mme Dubois.

Même si les discussions auront lieu après la formation du prochain conseil, celle-ci veut ouvertement «ramener des gens au centre-ville» au lieu de perdre de l’énergie à contrer l’attrait du boulevard Louis-Fréchette. 

«À court terme, en 2018, on est en train de développer des projets immobiliers avec un promoteur sérieux», a-t-elle clairement indiqué, évoquant les terrains Cloutier et du Précieux-Sang pour y voir naître «un milieu de vie». 

Par ailleurs, la mairesse admet que les mesures actuelles ne sont peut-être pas adaptées à des petits commerces comme ceux du centre-ville. 

«On s’est engagé à les revoir pour assurer une meilleure accessibilité. Et on n’est pas toujours obligé de dépendre du gouvernement. On peut réfléchir à quelque chose qu’on veut rendre disponible aux commerçants. On est ouvert à ça. On n’est pas du tout en mode confrontation, on est vraiment en mode solution», a-t-elle fait savoir, tout en rappelant la démolition prochaine de l’ancienne bibliothèque et caserne qui permettra un stationnement vert.

Du côté des commerçants, on reconnaît que la disparition des bâtiments sur le terrain Cloutier, il y a une dizaine d’années, a accéléré le déclin du centre-ville. «Le monde attire le monde», fait remarquer Étienne Lafond.

En plus de souhaiter un crédit de taxes pour rénovation, le comité envisage la mise sur pied d’une carte de fidélisation et le lancement d’une campagne d’achat local via Facebook.

Pour sa part, Judith Savoie, de Familiprix, avoue qu’il y a du travail à faire comme dans tous les centres-villes. 

«Si on veut qu’un promoteur ou que d’autres entrepreneurs viennent s’installer au centre-ville, ce n’est pas en disant que tous les locaux sont vides et que tout le monde s’en va. Le message qu’on veut passer, c’est qu’on travaille en collaboration avec la Ville à trouver des solutions pour aider les entrepreneurs et donner le goût aux gens de venir s’installer au centre-ville», a-t-elle précisé.