Le centre communautaire de Louiseville sera démoli en 2020.

Centre communautaire de Louiseville: «on va démolir, on va mettre ça propre»

LOUISEVILLE — S’il est acquis que le centre communautaire de Louiseville tombera sous le pic des démolisseurs quelque part en 2020, à moins qu’une personne soit intéressée à récupérer la bâtisse ravagée par des fissures dans sa structure, il semble évident que Louiseville devra se passer d’un tel équipement durant quelques années.

Le conseil avait affiché ses couleurs lors de la séance publique du 12 août. Les coûts de reconstruction, évalués à quelque 15 millions $, ont rapidement refroidi l’ardeur des élus. Plusieurs millions de dollars auraient été nécessaires pour restaurer la bâtisse. L’option de la démolition, à 670 000 $, a été retenue et la Ville amorce les démarches en ce sens, confirme le maire Yvon Deshaies. «On est en train de préparer les appels d’offres pour la démolition. Mais c’est sûr que la démolition, c’est pour 2020: on arrive au mois de septembre, il faut préparer les demandes de soumission et l’hiver s’en vient. On ne fera pas démolir en hiver, car ça va coûter plus cher.»

Le dossier de la démolition sera réglé l’an prochain. Il en est autrement pour la reconstruction. Ce projet sera vraisemblablement traité par le prochain conseil municipal qui sera élu en novembre 2021, prévient Yvon Deshaies.

«On va démolir, on va mettre ça propre. Oui, ça prend une salle communautaire. Est-ce qu’on va reconstruire là ou ailleurs? On pourrait reconstruire sur le terrain, il faudrait s’éloigner de la rivière et bâtir sur le stationnement actuel. Mais on n’a pas d’argent prévu pour ça. Dans le prochain budget de la Ville, on va inclure la démolition, mais pas sa construction, à moins d’avoir beaucoup de subventions», raconte M. Deshaies, qui aimerait bien que les municipalités environnantes participent financièrement à ce projet, étant donné que le centre communautaire abritait plusieurs organismes dont les services sont utilisés par des gens des alentours.

Le maire de Louiseville assure que la porte est toujours ouverte quant à la vente de la bâtisse du centre communautaire à une personne qui voudrait la récupérer. Sauf que depuis la séance du conseil, personne n’a levé la main pour démontrer son intérêt.

«On avait trois options: démolir, bâtir en neuf ou conserver le devant de la bâtisse. On était capable de sauver la salle communautaire, mais en arrière, tu coupes là! On tombe dans du vieux dans la partie avant de la bâtisse, ça date de 1956. Il aurait fallu refaire la brique, le toit. Si on rénove, c’est cinq ou six millions de dollars. Ça revient cher. Est-ce qu’une personne peut acheter? Je n’y crois pas vraiment.»

Boulodrome

Lors de la dernière séance du conseil, les élus de Louiseville ont reçu une demande la part du club de pétanque local concernant un nouveau projet de boulodrome. Cet équipement a disparu du paysage louisevillois il y a bientôt trois ans, alors que la structure représentait un risque réel d’effondrement.

La Ville avait planché sur un projet de construction d’une telle infrastructure, au coût de 1,2 million $. Louiseville avait réservé 300 000 $ et profitait d’une subvention du gouvernement du Québec allant jusqu’à 550 000 $. Le projet avait même passé l’étape d’un registre tenue l’automne dernier. Mais la fermeture d’urgence, en septembre 2018, du centre communautaire et son avenir incertain à ce moment avaient convaincu les élus de retirer le projet de boulodrome lors de l’adoption du budget et du plan triennal d’immobilisations de 2019.

«Le club nous demande si on va bâtir un boulodrome parce qu’ils n’ont pas d’endroit où jouer. On avait un projet, mais c’est trop cher. On n’a pas d’argent pour ça actuellement, à moins d’emprunter de l’argent et de monter les taxes. Mais je ne ferai pas ça», insiste le maire, qui croit qu’un tel projet nécessite la participation des gouvernements québécois et canadien.