Le recteur de l’UQTR, Daniel McMahon, en compagnie des lauréats de l’édition 2019 du Gala Pythagore, soit Alexandra Lecours, Marie-Josée Roy, Chantal Trépanier, Sylvie Belleville, Biz, Claude Poudrier, Sylvain Martel, Sylvain Labarre. Daniel Milot, directeur général de la Fondation de l’UQTR, complète le groupe sur la photo.

Célébrer l’excellence des diplômés de l’UQTR

Trois-Rivières — Les célébrations du cinquantième anniversaire de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) n’auraient pas été complètes sans la tenue mercredi soir du Gala des Pythagore. Lors de cette soirée, l’université trifluvienne a célébré le parcours exceptionnel de neuf diplômés qui se démarquent par leur carrière et leur implication dans la communauté.

«C’est une soirée de grande fierté», lançait quelques instants avant le gala le recteur de l’UQTR, Daniel McMahon. «Il s’agit bien sûr de la crème de la crème. Nous avons remis au fil des années près de 100 000 diplômes à près de 82 000 étudiants. Et sur ces 82 000, nous en avons honoré 53 lors des Galas des Pythagore. Ce sont des gens d’envergure et ils peuvent ensuite devenir des points de repère pour les plus jeunes.»

Afin de souligner le cinquantième anniversaire de l’UQTR, un Prix coup de cœur a spécialement été décerné à un diplômé qui inspire par son travail auprès des populations les plus démunies de la planète. Cette distinction revient à Guillaume Vermette, un détenteur d’un certificat en psychologie reconnu pour son travail de clown humanitaire qu’il fait à temps plein bénévolement. Bien qu’il ne cadre pas dans les critères habituels des Prix Pythagore, qui sont décernés à des diplômés du baccalauréat, de la maîtrise et du doctorat, l’UQTR souhaitait lui rendre hommage depuis un bon moment. Guillaume Vermette reçoit cette distinction quelques semaines après avoir reçu un diplôme honorifique du Cégep de Trois-Rivières. 

Le clown Guillaume Vermette est actuellement en voyage humanitaire au Salvador.

Actuellement en voyage humanitaire au Salvador, le clown Guillaume Vermette ne pouvait être présent au gala. La magie du Web nous a toutefois permis de recueillir ses commentaires. «Je suis content qu’ils aient osé choisir un clown et un bénévole à temps plein. Ça envoie le message que le succès n’est pas nécessairement synonyme d’argent, de carrière ou de postes prestigieux. Pour moi, le succès, mon succès, c’est d’avoir choisi la compassion et le bonheur. Mon bonheur, c’est de rendre les autres heureux», nous a écrit le clown humanitaire en direct du Salvador d’où il venait de donner son dernier spectacle de son voyage.

«Je suis content qu’ils aient choisi presque 50% de femmes cette année, c’est plus représentatif de la réalité d’étudiant que j’ai connue à l’UQTR. J’espère qu’ils vont continuer dans cette direction», souhaite le clown humanitaire, qui aimerait aussi que le Gala Pythagore fasse une plus grande place à la diversité.  

«Ce n’est pas normal que dans toutes les années, il n’y ait qu’un seul lauréat qui ne soit pas blanc. Je me rappelle avoir étudié avec des personnes des quatre coins de la planète. J’espère qu’ils conserveront la catégorie Coup de coeur, pour souligner d’autres implications et parcours atypiques. Normalement, je ne suis pas éligible au Gala Pythagore, parce que je n’ai pas fini mon bac et qu’un clown humanitaire, ça fite dans aucune case.»

Biz

L’écrivain et rappeur Sébastien Fréchette, que tous connaissent sous le nom de Biz, a reçu le prix Pythagore dans la catégorie Sciences sociales. D’abord connu pour son travail au sein de la formation Loco Locass, le diplômé en récréologie (1996) a publié ces dernières années plusieurs romans. «C’est très émouvant de revenir ici, près de 25 ans plus tard», avoue Biz.

«J’ai rencontré des étudiants en littérature qui font un travail d’analyse sur mes romans. La boucle est un peu bouclée d’une certaine façon. [...] Il y a un peu de mon succès qui revient à mes anciens professeurs. Le pack sac du bac, tu le portes toute la vie.»

Une autre artiste a elle aussi été honorée dans la catégorie Arts et sciences humaines. L’artiste peintre et sculpteure Marie-Josée Roy, diplômée en arts plastiques (1992), voit ses œuvres être exposées à l’international depuis près de 20 ans.

Chantal Trépanier

Cette année, la catégorie Éducation, lettres et langues a deux récipiendaires. Le choix du jury s’est arrêté dans un premier temps sur Chantal Trépanier, présidente-directrice générale de la firme SIM/Cognibox. Cette entreprise basée à Shawinigan et dirigée par la diplômée en enseignement de l’art plastique (1984) et de la maîtrise en éducation (1989) offre des solutions technologiques à des entreprises pour la gestion de la santé et sécurité au travail.

«Pour être un entrepreneur dans mon domaine, il faut être très créatif», mentionne Chantal Trépanier. «Toute ma créativité qui s’est exprimée dans une période de ma vie en arts s’exprime dans le développement des affaires, dans le développement du produit ou le marketing.»

Le second récipiendaire de cette catégorie est Claude Poudrier, directeur du Programme éducation environnement et citoyenneté et diplômé en enseignement de l’enfance inadaptée (1978) et à la maîtrise en éducation (1996).

Le cofondateur de l’agence de marketing et de communication LG2, Sylvain Labarre, diplômé en administration des affaires (1980), a reçu le prix Pythagore dans la catégorie Sciences administratives. Du côté de la catégorie Sciences de la santé, le prix a été décerné à Sylvie Belleville, directrice scientifique du Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal et professeurs au département de psychologie de l’Université de Montréal. Mme Belleville est détentrice d’un baccalauréat et d’une maîtrise en psychologie (1981, 1982).

Alexandra Lecours, professeure adjointe au Département de réadaptation de la Faculté de médecine de l’Université Laval

Professeur et directeur du laboratoire de nanorobotique de la Polytechnique de Montréal, Sylvain Martel, génie électrique (1982) a reçu le prix Pythagore dans la catégorie Sciences et génie. L’UQTR a également remis un Pythagore pour la relève à Alexandra Lecours, professeure adjointe au Département de réadaptation de la Faculté de médecine de l’Université Laval et diplômée à la maîtrise en sciences de l’activité physique (2011) et au doctorat en sciences biomédicales (2017).