La directrice de la TCMFM, Joanne Blais, est entourée de Joëlle Carle et de Nicole Poirier, les deux présidentes d’honneur du gala 2019 de Mauriciennes d’influence.

Célébrer les Mauriciennes d’influence

TROIS-RIVIÈRES — Vous connaissez une femme qui fait la différence dans leur milieu et qui mérite d’être reconnue? Le Gala Mauriciennes d’influences, dont la prochaine édition se tiendra le 23 mai prochain, permet de mettre en lumière ces femmes qui œuvrent trop souvent dans l’ombre. Organisé par la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie (TCMFM) dans le cadre du projet Mauriciennes d’influence, ce gala peut aussi insuffler le goût à d’autres femmes de briser le plafond de verre.

Lors de l’annonce de l’ouverture des mises en candidature des prix 2019, la directrice de la TCMFM a évoqué des statistiques très révélatrices sur la présence des femmes dans les sphères décisionnelles. «Si on prend tous les secteurs d’activités confondues dans notre région, incluant les femmes qui font de la politique municipale, provinciale ou fédérale, les femmes occupent environ le tiers des sièges des instances de décision», mentionne Joanne Blais, directrice de l’organisme.

«Nous avons encore du chemin à faire pour atteindre la zone paritaire, entre 40 et 60 %. Tranquillement pas vite, le nombre de femmes qui s’impliquent dans les conseils d’administration ou en politique augmente, mais il y a encore du travail à faire.»

Les deux présidentes d’honneur de l’édition 2019 du gala Mauriciennes d’influence et lauréates en 2017, Nicole Poirier et Joëlle Carle avouent que ces prix ont eu de grands impacts sur leur parcours. «C’est beaucoup une reconnaissance pour le travail que je fais et pour les gens qu’on défend qui n’ont pas de voix», précise Nicole Poirier, la directrice générale et fondatrice de la Maison Carpe Diem, un organisme qui œuvre auprès des personnes aux prises avec la maladie d’Alzheimer.

Pour sa part, Joëlle Carle a fondé l’organisme La Brouette, agriculture urbaine et écocitoyenneté, depuis qu’elle a reçu le prix de Mauricienne d’influence de la relève. «Je me suis sentie en confiance pour me dire que j’étais capable d’aller plus loin et d’agir à plus grande échelle», soutient Joëlle Carle.

«Ce qui est intéressant, c’est de montrer que même en tant que citoyenne, on peut changer les choses. Les femmes qui sont à la maison peuvent sortir, se mettre en comité et partir des projets.»

Joëlle Carle indique également que le gala Mauriciennes d’influence peut favoriser la prise de parole des femmes. «Il faudrait que les femmes sortent plus. Mais on dirait qu’on ne se donne pas le droit de prendre des positions de pouvoir», note Mme Carle.

La période de mise en candidature pour le gala qui aura lieu le 23 mai prochain à l’Auberge des Gouverneurs de Shawinigan est maintenant ouverte. Lors de cette soirée, des Mauriciennes d’influence seront couronnées dans six catégories, soit Art Culture, Loisir, Tourisme et Sport, Développement territorial, Affaire et Économie sociale, Éducation, Environnement, Agriculture et Agroalimentaire, Politique ainsi que Santé, Services sociaux et Communautaire. Les candidatures peuvent être déposées en ligne au www.tcmfm.ca avant le 25 mars prochain à 23 h 59.

Trois finalistes par catégorie seront dévoilées le 23 avril prochain.

Lors du gala, une prestation musicale de Laura Niquay, une jeune auteure-compositrice-interprète de Wemotaci, égaiera la soirée. Cette 5e édition du gala Mauriciennes d’influence permettra également de célébrer le 20e anniversaire du projet Mauriciennes d’influence.