La députée Noëlla Champagne

Caucus du PQ: les attentes de Noëlla Champagne

À quelques jours de l'ouverture du caucus péquiste à Shawinigan, alors que des ministres ont déjà commencé à défiler, la députée Noëlla Champagne souhaite qu'au-delà des annonces de toutes sortes qui ne manqueront pas d'être faites, les populations de la Mauricie et du Centre-du-Québec retiennent que le gouvernement Marois se soucie vraiment de la région. Une impression qui, à tort ou à raison, ne s'est pas imposée jusqu'à récemment, admet-elle, malgré les efforts des derniers mois.
«La Mauricie a dû vivre des ajustements», convient-elle, tout en soutenant que Pauline Marois a été très sensible aux commentaires, parfois très durs, en provenance de la région. «Mon Nouvelliste m'a beaucoup servi», affirme celle qui est réputée pour entrer dans des bureaux ministériels coupures de presse à la main.
Pour que le Parti québécois tisse des liens durables sur place, la députée de Champlain compte davantage sur les nombreuses rencontres qui auront lieu avec des organismes de divers milieux un peu partout sur le territoire, que sur des annonces de subventions.
«Je veux qu'il en reste une image d'un gouvernement préoccupé de ses gens, préoccupé de la Mauricie qui ne l'a pas facile. À notre rentrée parlementaire, le 11 février, il en restera une meilleure connaissance de la région chez les ministres et les députés», prédit-elle, optimiste.
Toujours dans ce but, le Parti québécois a prévu une grande rencontre au Musée québécois de culture populaire, mercredi soir. «Les militants et même leurs invités vont pouvoir ptarler aux ministres qui, je l'espère, seront tous là», confie Mme Champagne.
La députée a par ailleurs assuré qu'elle ne doutait pas que le ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, sensibilisé à l'inquiétude du milieu de la santé et de la Mauricie, viendra s'expliquer dans le dossier Optilab, qui prévoit le transfert vers Sherbrooke d'une partie des activités des laboratoires du CHRTR.
«J'attends une réponse pour savoir si la rencontre avec les intervenants de la santé (CHRTR, agence de santé et médecins spécialistes) aura lieu avant le caucus pour déblayer le terrain ou après. Le ministre sait que les médias vont l'apostropher sur le sujet de toute façon.»
Mme Champagne parle toujours «d'orientation» et non de «décision» dans ce dossier et rappelle que le ministre Hébert devrait rencontrer les partenaires à ce sujet. «La date limite pour attacher tout ça, c'est fin mars, alors on a un peu de temps devant nous», prend-elle soin de préciser, comme pour atténuer les attentes. «J'aurais aimé que ce soit cette semaine (la rencontre), reconnaît-elle, mais le ministre est très sollicité en ce moment.»