Les installations de Cascades Lupel, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, sont désormais à vendre.

Cascades Lupel mise en vente

TROIS-RIVIÈRES — La bâtisse et le terrain appartenant à l’usine Cascades Lupel, dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, sont désormais à vendre. La compagnie a en effet confirmé au Nouvelliste que les installations étaient, depuis quelques jours seulement, entre les mains de spécialistes de ce genre de transaction immobilière, dans l’espoir de trouver un repreneur pour ces bâtiments et ce terrain avantageusement situé. Et pendant qu’Innovation et développement économique (IDÉ) Trois-Rivières se place en mode accompagnement pour d’éventuels promoteurs intéressés, Cascades prépare un encan où elle mettra en vente la quasi-totalité des équipements restants dans l’usine.

On se souviendra que l’usine Cascades Lupel a cessé ses opérations en juillet dernier. La baisse importante de popularité des revêtements de plancher en vinyle aura fait mal à cette usine qui se spécialisait dans la fabrication d’endos pour couvre-plancher. La fermeture a touché 35 travailleurs, la totalité ayant pu se retrouver un autre emploi, soit dans des installations appartenant à Cascades ailleurs au Québec, soit pour d’autres employeurs.

L’entreprise cherche désormais à se départir de ses installations. «Nous avons mis en vente le bâtiment et le terrain au cours des derniers jours. Évidemment, nous n’en sommes encore qu’au début du processus alors le tout va suivre son cours», confirme Hugo D’Amours, vice-président aux communications, affaires publiques et développement durable chez Cascades.

M. D’Amours insiste sur le fait que l’entreprise tenait à faire les choses correctement. «Notre priorité a d’abord été d’accompagner nos employés là-dedans», explique celui qui ajoute que des propositions ont été faites pour d’autres postes à l’intérieur de l’entreprise. Par ailleurs, la pénurie de main-d’œuvre ayant son effet, d’autres entreprises ont profité de l’annonce de la fermeture pour venir tenter de recruter certains travailleurs. «À ce moment-ci, tous nos employés qui cherchaient à se replacer ont trouvé un emploi, soit chez nous ou ailleurs. Quelques employés ont aussi profité de la fermeture pour partir à la retraite», explique-t-il.

En date d’aujourd’hui, deux employés sont toujours à l’emploi de Lupel et le demeureront au moins jusqu’en décembre, ajoute Hugo D’Amours. D’abord pour assurer les opérations de fermeture, les deux employés sont également sollicités pour préparer un encan qui se tiendra sur le site et sur le web le 5 novembre, de même que sur le web uniquement le 6 novembre. Les acheteurs intéressés pourront aussi procéder à l’inspection des équipements à vendre les 4 et 5 novembre. La vente est organisée par la compagnie Infinity Asset Solutions.

Le conseiller Daniel Cournoyer.

«Lors de la fermeture, nous avons récupéré plusieurs équipements qui pouvaient encore être utiles pour nos autres installations chez Cascades. Mais il demeure encore énormément de machinerie qui sont en très bon état de marche et qui pourraient servir à d’autres industries. Voilà pourquoi nous procédons à l’encan», souligne Hugo D’Amours.

IDÉ

La vente du terrain et de la bâtisse a été remise entre les mains d’un courtier immobilier spécialisé dans ce type de transaction. La compagnie n’a aucun doute que, de par l’emplacement du terrain en bordure du fleuve, plusieurs acheteurs pourraient être intéressés.

«Quelques personnes avaient demandé à avoir de l’information lors de l’annonce de la fermeture, mais nous n’étions pas prêts à procéder encore. Maintenant, nous sommes au tout début du processus et il est vraiment trop tôt pour s’avancer sur d’éventuels acheteurs», mentionne M. D’Amours.

IDÉ Trois-Rivières se met toutefois en mode accompagnement, assure le conseiller municipal du secteur Sainte-Marthe, Daniel Cournoyer. Les bâtiments et le terrain se retrouvent effectivement dans son district, et il porte une attention particulière aux développements dans ce dossier.

«IDÉ Trois-Rivières veut accompagner les promoteurs qui pourraient être intéressés à développer, par exemple, de l’industriel léger à cet endroit. Ça demeure un site exceptionnel, sur le bord du fleuve et en bordure du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, et on pourrait même penser à une partie en développement résidentiel», avance Daniel Cournoyer, qui précise toutefois n’en être qu’à la spéculation.

«Ça pourrait être un secteur intéressant pour ce genre de développement, car les terrains sur le bord du fleuve sont très recherchés. On peut penser à du développement de propriétés de grande valeur à cet endroit. Ça viendrait également dynamiser et revamper ce secteur de la ville. On suit ça avec attention», assure-t-il.