Le Carrefour d’entrepreneuriat et d’innovation Desjardins de l’Université du Québec à Trois-Rivières a été inauguré lundi en la présence de Chanie Perreault, coordonnatrice au CEI-Desjardins, Vincent Mercier, président du Club entrepreneur étudiant de l’UQTR, Daniel Milot, directeur général de la Fondation de l’UQTR, Guy Cormier, président et chef de la direction du Mouvement Desjardins, Michèle Boisvert, première vice-présidente au rayonnement des affaires de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Étienne Saint-Jean, professeur au département de management, Daniel McMahon, recteur de l’UQTR, Marcel Bédard, fiduciaire de la Fondation Jean-Louis-Tassé, Cécile Fonrouge, professeure au département de management, et Caroline Prud’Homme directrice par intérim des services aux étudiants de l’UQTR.

Carrefour d'entrepreneuriat à l'UQTR: une relève à soutenir

TROIS-RIVIÈRES — En lançant les activités de son Carrefour d’entrepreneuriat et d’innovation Desjardins, l’Université du Québec à Trois-Rivières vise à stimuler la création d’entreprises par ses étudiants. Et selon les prévisions établies pour ce projet, l’objectif est de compter sur de nombreux nouveaux entrepreneurs d’ici cinq ans.

C’est en présence de plusieurs invités que l’UQTR a procédé lundi à l’inauguration de ce nouvel outil de soutien à l’entrepreneuriat. Les étudiants et les diplômés de l’institution d’enseignement pourront profiter du savoir et des ressources de ce carrefour, un projet qui a exigé un investissement de 1,125 million de dollars.

Ateliers, conférences, consultations de professionnels comme un avocat ou un notaire, les étudiants bénéficieront d’un encadrement qui favorisera leur entrée dans le milieu de l’entrepreneuriat. L’équipe professorale de l’UQTR sera mise à contribution à ce carrefour qui comporte également un volet dédié à la recherche. Le carrefour accueille dans sa structure le Laboratoire de recherche en entrepreneuriat et innovation associé à l’Institut de recherche sur les PME.

L’implication de l’UQTR auprès du milieu entrepreneurial est bien connue depuis plusieurs années justement par le biais de l’Institut de recherche sur les PME. Daniel McMahon rappelle toutefois que cet institut aide des gens qui sont déjà des entrepreneurs. Le carrefour va permettre de soutenir un jeune qui a une idée et qui veut devenir entrepreneur.

«Il faut être capable de les détecter, de les aider à se lancer et c’est ce que ce nouveau carrefour va permettre. L’idée du carrefour est de passer à l’acte. On a besoin d’entreprises. C’est ce qui assure la pérennité économique d’une région, d’une province et d’un pays: 99 % des entreprises sont des PME», raconte le recteur de l’UQTR, convaincu qu’une université doit faire sa part dans ce domaine.

M. McMahon confirme que le plan du carrefour est d’accueillir plusieurs centaines de  participants au cours des cinq prochaines années. L’objectif est d’accompagner tout type d’entrepreneur, que ce soit dans la sphère de l’économie traditionnelle ou de l’économie sociale.

«Pensez à tout ce qui peut générer une étincelle où on va rendre un service, commercialiser un produit. Toute idée qui germe dans la tête d’une personne et qui mérite d’être investiguée va pouvoir se faire ici.»

Le projet de l’UQTR mise sur le Mouvement Desjardins comme partenaire financier principal. Desjardins verse 500 000 $ sur cinq ans. D’après Guy Cormier, président et chef de la direction de Desjardins, l’institution financière plonge dans cette aventure afin d’aider la jeunesse qui a le goût de faire prospérer les régions du Québec durant une période où on parle d’une nouvelle génération d’entrepreneurs.

«Avec la technologie, le numérique, la mondialisation, on est rendu à deux étapes importantes. La première: nous avons des chefs d’entreprise qui ont fondé leur entreprise il y a 20, 30 ou 40 ans, qui ont parfois le goût de passer le flambeau à quelqu’un d’autre. Ça prend de la relève. Avec le carrefour, on aura des jeunes qui vont s’initier, qui vont développer le goût de peut-être racheter une entreprise. Deuxièmement, on sait que dans le démarrage d’entreprise, la majorité des gens ont 35 ans et moins. Souvent, ça va se commencer sur les bancs d’école. L’idée va arriver des ingénieurs, des scientifiques, des gens d’informatique, ces gens-là vont se mettre ensemble, avec des gens de marketing, de communications, pour développer un projet. D’avoir un carrefour, ça devient comme un incubateur où les gens, avec le soutien de Desjardins, vont pouvoir encore plus se lancer en affaires», note M. Cormier.

Professeur au département de management, Étienne Saint-Jean indique que le carrefour va offrir un soutien très concret aux étudiants et jeunes diplômés. Le carrefour établira des liens entre les étudiants ayant un projet et les différentes ressources de la région. «On travaille pour donner le goût aux gens de devenir des entrepreneurs. Il faut qu’ils développent des compétences. Ça implique de les former, de les préparer, mais aussi les soutenir quand ils ont un projet: les aider à préparer leur plan d’affaires, les mettre en contact avec des partenaires potentiels, organiser des activités pour développer leur innovation dans leur projet avec des professeurs ou des gens de l’externe. Les étudiants qui ont un projet concret ont accès à toute
sorte de services gratuitement offerts par les partenaires pour
les aider à partir sur les bonnes bases. Et quand le projet va être démarré, les contacts seront déjà faits avec les partenaires de la région.»

Le financement sur cinq ans est complété par la participation de la Fondation de l’UQTR (250 000 $), de la Fondation Jean-Louis Tassé (250 000 $) et de la Caisse de dépôt et placement du Québec (125 000 $).