La photographe latuquoise Caroline Bérubé.

Caroline Bérubé en lice pour être portraitiste de l'année

La photographe Caroline Bérubé pourrait bien être la portraitiste de l'année 2017 de l'Association des photographes professionnels du Québec. Cinq de ses oeuvres ont été retenues pour la compétition. Les choix des juges seront connus ce week-end.
«C'est un défi personnel que je me suis lancé», lance d'entrée de jeu Caroline Bérubé.
Il faut dire que la photographe latuquoise est membre de l'association depuis l'automne dernier seulement. Il s'agit de sa première participation à ce concours.
«J'ai eu de l'aide pour la sélection de mes images et pour me guider dans les retouches pour cadrer dans ce qu'ils recherchaient [...] J'ai envoyé cinq images, c'est le maximum. Mes cinq photos ont été retenues», souligne-t-elle.
«Je suis presque tombée en bas de ma chaise. Je ne m'attendais pas à ça», avoue la photographe.
Bien qu'elle admette être allée un peu plus loin dans la retouche qu'à son habitude, elle insiste pour dire qu'on y retrouve toujours sa touche personnelle et surtout l'essence même de la photo.
La photo <em>Ma gang</em> a été retenue dans la catégorie portrait de groupe, famille et mariage.
«J'aime les photos qui sont très lumineuses, qui parlent d'elles-mêmes et qui dégagent un sentiment quand tu les regardes. [...] Habituellement, je fais plus du rehaussement esthétique sans vraiment faire de modification à mes images. Je veux qu'elles soient le plus représentatives possible de ce que la personne est vraiment. J'ai apporté des retouches pour le concours que je ne fais pas habituellement, c'est une compétition. Je suis sortie de ma zone de confort, mais je n'ai pas dénaturé mes photos, bien au contraire. Je suis restée moi-même dans le processus», insiste-t-elle.
Caroline Bérubé croit en ses chances de remporter un prix, mais elle préfère ne pas se créer d'attente. Elle estime qu'être en lice est déjà une belle récompense pour son travail dans lequel elle met beaucoup d'efforts.
«Parfois les gens nous disent que ce que l'on fait c'est beau, mais nous on est très critique envers nous-mêmes. On est nos pires juges en fait. D'être reconnue par ses pairs, c'est vraiment une belle tape dans le dos. [...] J'ai déjà beaucoup gagné d'être rendue là», note-t-elle en terminant.