Gaston Pellerin était fier d'accueillir Carey Price, mercredi.

Carey Price à la pêche en Mauricie

Habitué de patiner sur les surfaces glacées des arénas de la Ligue nationale de hockey, Carey Price a déposé mercredi ses pieds sur la glace du lac Roche de la Pourvoirie du lac Blanc le temps d'une partie de pêche blanche.
Carey Price, en compagnie de Ben Woo et de Christian Fournier, a eu quelques belles prises, mercredi.
Le gardien aurait pu profiter de la pause de cinq jours dans le calendrier du Canadien de Montréal pour aller se reposer sur une plage de la Floride. Il a choisi de visiter cette pourvoirie de Saint-Alexis-des-Monts afin de changer d'air l'instant de quelques heures.
Il a passé la journée à pêcher la truite, au grand plaisir des hôtes et à la surprise des nombreux motoneigistes venus casser la croûte à cette pourvoirie qui est aussi un relais.
«C'est par l'entremise d'une connaissance commune qu'il est venu chez nous. Le gars qui l'a amené ici est venu plusieurs fois. Il aime la place, la qualité de la pêche et la qualité de la bouffe. Ils sont arrivés trois, ils ont pris une motoneige, ils ont pêché et relaxé», raconte Gaston Pellerin, le propriétaire de la pourvoirie.
Le hockeyeur est arrivé tôt afin de profiter pleinement de sa journée. Il est revenu à l'auberge pour dîner et son passage dans la salle à manger n'a suscité aucun intérêt: la pièce était remplie d'Européens. Mais lorsque le célèbre gardien a pris place dans la section-bar pour déguster un repas de truite, le regard des nombreux motoneigistes sur place a changé!
«Ils ont fait le saut, raconte, amusé, Daniel Grenier, directeur du marketing de la pourvoirie. C'est un gars super sympathique, un gentleman. Il a signé des autographes pendant trois quarts d'heure, une heure, les clients venaient prendre une photo avec lui, les employés aussi. Il prenait vraiment plaisir à rencontrer les gens. Il a probablement rencontré près de 100 personnes. Ce n'était pas un fardeau pour lui.»
Messieurs Pellerin et Grenier ont été invités à prendre le repas avec Price et ses deux amis. Ils n'ont pas osé discuter de hockey quelques heures après la tempête causée par le congédiement de Michel Therrien et l'arrivée de Claude Julien à la barre de l'équipe.
Seul un de ses amis l'a taquiné en lui disant qu'il avait un entraînement vendredi avec un nouvel entraîneur, ce à quoi Price aurait répondu qu'il le connaissait déjà (Julien et Price étaient de l'équipe canadienne de la Coupe du monde de septembre dernier).
«On a plus parlé de sa journée, confie Gaston Pellerin. Il était content de ses prises, il a pris sept grosses truites. C'est un bon pêcheur. On a discuté de bateaux de pêche, car il vient de s'en acheter un. Il aime la nature, le calme. Les gens qui aiment la pêche sont des gens simples. Il est comme ça. Il est gentil, simple et tellement pas nerveux. J'étais bien content de sa visite.»
L'équipe de la pourvoirie a appris la visite de Carey Price à 24 heures d'avis. Grand partisan de hockey, Daniel Grenier avait apporté un chandail de l'équipe olympique canadienne identifié au nom et au numéro de Price. Ce dernier s'est fait un plaisir de mettre sa griffe sur le précieux vêtement. Peut-être que ce simple geste permettra à Daniel Grenier d'adhérer à la religion tricolore, lui qui adore Chicago après avoir été un mordu des Islanders de New York.
«Je ne suis pas un fan du Canadien, mais je suis un fan du Canada aux championnats du monde. J'aime Weber (Shea), Price et Julien. Je ne sais pas encore s'il m'a converti, mais ça peut aider!»