Stéphane Dussault déplore la présence de plus en plus nombreuse de rats dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, à proximité de l’ancienne usine Aleris.

Cap-de-la-Madeleine: les rats envahissent le secteur

TROIS-RIVIÈRES — Aux dires de certains résidents du quartier, un nombre considérable de rats se seraient établis dans un quartier résidentiel non loin du site de l’ancienne usine Aleris dans le secteur du bas de Cap-de-la-Madeleine. Selon des membres voisinage, la situation dure depuis déjà plusieurs semaines et les oblige à adopter plusieurs mesures pour composer avec cette réalité inhabituelle.

«Dès que j’ai constaté la présence de rats sur notre terrain, j’ai dû installer des sacs de poison un peu partout pour les éloigner. Nous avons également un voisin qui s’est procuré des cages pour en capturer et un autre qui a opté pour des lumières émettant des ondes servant à les faire fuir», mentionne un des résidents du quartier, Stéphane Dussault.

Il a aperçu une première bête il y a de cela deux semaines et depuis, les douze sacs qu’il avait posés sur son terrain ont été consommés.

Un quartier où le calme régnait

Plusieurs voisins de ce quartier affirment même que la présence des rongeurs dans le quartier les prive d’une quiétude à laquelle ils étaient habitués.

«Pour plusieurs les voisins et même pour moi, notre terrain est comme un havre de paix. Nous profitons de nos installations pour nous reposer et passer du bon temps en période de vacances. Maintenant, il nous est impossible de relaxer puisque nous avons toujours en tête que des bêtes se promènent non loin de nous», ajoute M. Dussault.

Les citoyens ayant vu les rongeurs affirment à l’unanimité que ceux-ci étaient d’une taille impressionnante.

Il soutient également que des parents de jeunes enfants habitent les environs et qu’il pourrait être dangereux pour eux de jouer avec une population de rats grandissante.

Par ailleurs, plusieurs résidents du secteur possèdent des animaux de compagnie et ont peur pour eux, qui pourraient être contaminés à la suite d’une rencontre avec ces rongeurs parfois porteurs de maladies. «Il y a quelques jours, mon chien est venu me voir avec un rat mort dans la bouche. Je ne vis pas très bien avec le fait qu’il soit exposé à de tels risques», explique un des habitants du quartier, Éric Veillette.

Il affirme d’ailleurs que ces animaux volent la nourriture de ses poules depuis trois mois et qu’il a commencé à les apercevoir il y a plus d’un mois.

L’ancienne usine Aleris pointée du doigt

Pour tous ceux et celles qui ont accepté de se confier sur la situation, il n’y a pas de doute sur la raison de la présence de rats dans le quartier. Selon eux, ils proviennent indubitablement du site de l’ancienne usine Aleris, fermée il y maintenant plus de dix ans.

«Rien n’a été fait avec ce terrain depuis que l’entreprise a fermé ses portes. Nous savons depuis longtemps que cet endroit finirait par causer des problèmes dans le secteur et qu’il serait un endroit rêvé pour la vermine. Nous pensons donc que la colonie de rats s’est développée à cet endroit et a décidé d’envahir nos résidences une fois les ressources de la zone épuisées», affirme Stéphane Dussault.

Les membres ayant été affectés à la surveillance du site, quant à eux, confirment ne jamais avoir été en contact avec des rats aux alentours du bâtiment abandonné et soulignent que les lieux sont fréquemment visités par des travailleurs qui auraient pu en aviser les autorités si un problème avait été constaté.

La ville prête à aider

La conseillère municipale du district de la Madeleine, Sabrina Roy, quant à elle, assure qu’elle n’a jamais entendu parler du problème et que la Ville est prête à faire tout ce qui est en son pouvoir pour régler la situation s’il y a possibilité de le faire. «Nous invitons les citoyens à contacter le 3-1-1 de sorte que nous puissions évaluer le problème et constater les procédures qu’il nous est possible d’appliquer», souligne-t-elle.