Canicule dans les CHSLD : un plan d’intervention qui devra être adapté

Trois-Rivières — Avec la chaleur à venir dans les prochains jours, le CIUSSS MCQ entend déployer son plan d’intervention pour chaleur extrême qui devra tenir compte des mesures de distanciation sociale, des orientations et des avis de la Santé publique.

Ce plan n’est pas nouveau mais dans les CHSLD de la région, son application risque en effet se compliquer avec la COVID-19. «Dans 100 % de nos installations, nous avons des zones climatisées ou déshumidifiées dans lesquelles nous pouvons y amener les gens pour qu’ils se rafraîchissent. Dans le cas présent, il faudra faire des rotations puisque nous ne pouvons pas y amener le même nombre de personnes qu’avant dans ces zones. Ce sera à tour de rôle», a indiqué Guillaume Cliche, agent d’information.

Le CIUUSS MCQ promet aussi de fournir de l’eau froide, des glaçons et des débarbouillettes aux patients. Les menus pourraient aussi être adaptés de façon par exemple à servir des repas froids et non chauds.

Quant au personnel, confronté au port de masques et d'équipements de protection, le CIUSSS MCQ prévoit aussi leur fournir de l’eau et des glaçons en quantités importantes. Les pauses pourraient être plus fréquentes.

En toute fin de journée lundi, un avis de l’Institut national de la Santé publique a été envoyé dans lequel on explique que l’utilisation de ventilateurs sur pied ou de climatiseurs mobiles est certes possible en milieux de soins dans un contexte de COVID-19 mais que certaines précautions doivent être prises. La décision d’utiliser ces appareils en zone chaude doit être soumise localement à une évaluation du risque pour déterminer si les avantages dépassent réellement les désavantages. Si on juge que l’utilisation de ces appareils est nécessaire pour la santé et la sécurité du personnel, des principes devront être respectés.