Le camp Minogami fait partie des huit camps de vacances en Mauricie membres du Regroupement.
Le camp Minogami fait partie des huit camps de vacances en Mauricie membres du Regroupement.

Camps de vacances en péril: «Si ça ne change pas, en janvier, c’est terminé»

Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — S’ils ne reçoivent pas une quelconque forme d’aide, plus de trois camps de vacances sur quatre au Québec devront déclarer faillite. C’est du moins l’estimation de Sébastien Johnson, porte-parole du Regroupement des camps de vacances et coordonnateur du Domaine scout de Saint-Louis-de-France.

Oubliés depuis le début de la pandémie, les camps de vacances n’en ont encore que pour quelques semaines tout au plus si le gouvernement provincial ne tend pas la main aux propriétaires, constate M. Johnson.

«On envoie des signaux d’alerte depuis le mois de mars. Les camps de jour ont pu se tenir, mais pas les camps de vacances. Pourtant, nous avions préparé tous les documents pour une relance», se désole-t-il.

«On n’a pas d’appui du gouvernement et on a vu l’ensemble de nos revenus disparaître. Ça va bientôt faire un cycle d’un an qu’on n’aura eu aucun revenu. Si ça ne change pas, en janvier, c’est terminé.»

Le coordonnateur du Domaine scout affirme que ce que lui et les autres membres du regroupement souhaitent, c’est le même soutien que celui accordé à l’industrie de la restauration et des bars, soit une aide financière qui équivaut à 75 % des frais fixes des organisations.

«C’est impensable de survivre. 80 % des établissements vont faire faillite sans ça. Au Domaine scout, on avait réussi à mettre du capital des années antérieures de côté, une chance, mais c’est quand même un demi-million de pertes pour nous cette année», explique M. Johnson.

Il s’explique particulièrement mal la décision de la Santé publique de ne pas faire confiance aux propriétaires de camps de vacances.

«Il faut croire en nos compétences. On avait vraiment tous les éléments en main cette année y arriver. Je pense sincèrement qu’on serait capables d’opérer au printemps prochain dans le respect des mesures sanitaires.»

Sébastien Johnson s’avoue déçu de voir également que la clientèle des camps de vacances se retrouverait orpheline.

Dans la région, huit camps de vacances sont en opération au sein du regroupement.