Nicole Philippe

Camirand affronte Philippe

TROIS-RIVIÈRES — Il y aura bel et bien un affrontement entre deux candidates lors de l’assemblée d’investiture du Parti québécois dans Trois-Rivières prévue le 16 juin prochain, dès 9 h 30, au deuxième étage du Salon de jeux de Trois-Rivières. Ainsi, l’ancienne conseillère municipale, Marie-Claude Camirand, affrontera une travailleuse sociale à la retraite, Nicole Philippe, avec la période de mise en candidature qui prenait fin mercredi.

«Elles ont des parcours très différents, mais très intéressants. Mme Camirand a une expérience municipale tandis que Mme Philippe est une immigrante très bien intégrée au Québec dans un secteur d’activité qui n’est pas banal, la DPJ», a commenté le président de l’association péquiste dans le comté, Yves Rocheleau.

Celui-ci est néanmoins conscient des risques de dissension associés à un tel exercice démocratique. «Je ne sens pas d’animosité. Mais il faut se ressaisir rapidement. Ça fait partie du jeu», croit celui qui y voit aussi une façon de stimuler les troupes.

Car, pour lui, cette lutte à deux pour tenter de représenter le Parti québécois dans Trois-Rivières est un signe de santé. «Contrairement à certaines informations, on est loin d’être discarté. On est toujours dans le décor. Tout peut changer», affirme M. Rocheleau, donnant l’exemple de ce qui passe actuellement en Ontario dans les intentions de vote et évoquant les victoires inattendues de Macron et Trump.

Marie-Claude Camirand

D’autant plus, dit-il, que le Parti québécois «est d’une grande crédibilité historique», comparativement à la CAQ. «C’est le PQ qui forme l’opposition officielle, qui a eu la confiance du peuple, qui l’a toujours préservée, et qui va arriver avec un programme sérieux, crédible, complet, bien imaginé, bien conçu», soutient-il.

Du même souffle, M. Rocheleau dit sentir chez les deux autres partis, «notamment chez les caquistes», un grand opportunisme «et sur le fond, et sur la forme, et sur le programme et sur les individus».

«Pas besoin d’aller loin, à Trois-Rivières, on a la démonstration. Si les sondages n’étaient pas ce qu’ils sont, peut-être que ce monsieur-là ne serait pas là. Je vais dire comme M. Lisée, bientôt, les libéraux vont être majoritaires au sein de la CAQ», a-t-il lancé, faisant référence au candidat de la CAQ, Jean Boulet.

Selon M. Rocheleau, «les gens vont le sentir au niveau du programme sur le fond et pendant la campagne et pendant le débat».

«C’est sûr que ça se joue là de plus en plus. C’est pour ça qu’on peut se permettre d’être confiant. M. Lisée est un très bon débatteur, avec un sens de l’humour extraordinaire. En partant, quand il y a 50 % de l’électorat qui se dit encore indécis à six mois, le terrain est fertile», a-t-il conclu.