La mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois.

«Ça ressemble au bogue de l’an 2000»

NICOLET — À l’aube de la légalisation du cannabis et au terme d’une année de réflexion, le conseil municipal de Nicolet a enclenché lundi l’adoption de règlements pour identifier les lieux de vente et de production et encadrer la consommation sur son territoire.

«Par rapport à la consommation de cannabis, la Ville de Nicolet s’en tiendra à l’application de la loi 157 pour l’encadrement du cannabis sur notre territoire, c’est-à-dire, qu’il sera interdit de fumer du cannabis là où il est déjà interdit de fumer la cigarette ou de vapoter, soit dans les parcs où il y a des modules de jeux pour enfants, sur des terrains sportifs ou à moins de neuf mètres d’un immeuble, comme la cigarette», a expliqué la mairesse Geneviève Dubois.

«La loi prévoit déjà l’interdiction de fumer du cannabis sur les terrains autour des établissements de santé, sur les terrains des établissements collégiaux et universitaires, sur les voies cyclables aussi», renchérit-elle.

Si, pour la vente, on parle principalement du quadrilatère du centre-ville, la transformation serait permise dans les zones industrielles.

Par ailleurs, la mairesse de Nicolet serait ouverte à accueillir une SQDC. «On n’est pas ciblé dans la première vague. Oui, pourquoi pas? Ça va être légal, aussi bien pouvoir profiter nous aussi de ce type de commerce. Et on s’est beaucoup aussi questionné sur l’endroit où on pourrait vendre. Si la Ville de Nicolet était ciblée dans une deuxième et troisième vague, on devrait avoir ce type de commerce éventuellement si la loi reste comme ça», a-t-elle fait savoir.

Celle-ci admet que «si on avait pu à ne pas avoir gérer ça, je pense que ça aurait été vraiment l’idéal». «Malheureusement, ce n’était pas le cas. Cela a été pitché dans notre cour. Il faut faire contre mauvaise fortune bon cœur», avoue Mme Dubois.

«Ce qu’on s’est dit, on y va comme ça. Ça ressemble un peu au bogue de l’an 2000 cette affaire-là. Tout le monde pensait qu’il ne passerait pas le 31 décembre 1999, finalement, on est passé, on est tous encore là», a-t-elle conclu.