Claude Alarie

«Ça me fait mal au coeur» - Claude Alarie

L'ancien président du Mondial des amuseurs publics, devenu le Comiqu'art, Claude Alarie, déplore que le secteur Cap-de-la-Madeleine perde son événement estival majeur. Sans vouloir commenter les décisions administratives qui ont pu mener au gouffre financier actuel, M. Alarie signale qu'il importe que le secteur Est de la ville ait son événement estival majeur, et que les gens continuent de se l'approprier.
«Ça me fait mal au coeur», déclare celui qui fut président de l'organisme pendant sept ans et demi, avant de laisser sa place en décembre 2010. À cette époque, une réorganisation complète de l'événement devait être envisagée selon lui, mais devant l'écart idéologique qui séparait les membres de la corporation, plusieurs personnes du conseil d'administration avaient préféré quitter, dont M. Alarie.
«Quand j'ai su que le Mondial allait demeurer, j'étais content. Mais l'événement a été transféré aux Délices d'automne, a changé de nom et la subvention a été diminuée», constate M. Alarie.
Ce dernier se souvient qu'en 2009, le Grand Prix de Trois-Rivières avait approché son organisation pour amener l'événement au centre-ville et s'associer avec le Grand Prix.
«C'était pour nous une belle preuve de confiance, une preuve que l'événement avait sa raison d'être. On savait qu'il fallait changer la formule, mais on avait aussi un constat à faire. Pour qui on fait cet événement-là? Pour faire de l'argent? Ou pour les citoyens du Cap-de-la-Madeleine? On a choisi de rester dans le secteur Cap», se souvient Claude Alarie.
Toutefois, une baisse dans la vente des passeports, de 15 000 à 5000 passeports en un peu plus de cinq ans, lance un message clair, croit Claude Alarie.
«Je constate qu'en milieu rural, les gens ont un fort sentiment d'appartenance, et s'approprient leurs événements. En milieu urbain, on a souvent tendance à se dire que si un événement meurt, il y en aura un autre pour le remplacer», se désole Claude Alarie, en remarquant que les organisateurs d'événements, s'ils veulent eux aussi survivre, doivent donner au public ce qu'il veut, c'est-à-dire des gros noms et des vedettes.
«Je sais qu'on a l'intention de mettre en place un nouvel événement. Quelle ampleur il aura, je ne sais pas. Mais je souhaite aux gens de Cap-de-la-Madeleine de retrouver un événement qui va leur permettre de développer leur sentiment d'appartenance et de s'identifier à l'événement. N'attendez pas que les événements partent ou meurent pour y prendre part. C'est quand ils sont là qu'il faut les encourager», signale M. Alarie.