La mairesse de Saint-Tite, Annie Pronovost.

«Ça me désole tellement»

SAINT-TITE — La mairesse de Saint-Tite a reçu comme une douche froide les conclusions du rapport déposé par les observateurs des rodéos de Montréal et Saint-Tite. Annie Pronovost ne croit pas que les conclusions du rapport reflètent réellement les pratiques qui se déroulent à Saint-Tite, et espère que le gouvernement saura faire la part des choses.

«Ça me désole tellement, parce que ça fait 51 ans qu’on tient des rodéos ici et que tout se passe bien. Je vis un cauchemar, parce qu’on a vraiment à cœur notre événement», résume-t-elle.

Annie Pronovost se dit convaincue que tout est mis en place par l’organisation pour assurer les bonnes pratiques en termes de bien-être animal.

«Les compétiteurs et les éleveurs qui viennent ici en témoignent chaque année. Et au prix que valent leurs bêtes, ils ne prendraient pas la peine de venir ici pour risquer de les blesser ou de les maltraiter. Je suis 100 % confiante que le festival met tout en œuvre pour le bien-être animal, pour bien traiter les bêtes qui viennent ici», mention- ne-t-elle.

Évidemment, pour Saint-Tite, les retombées économiques sont énormes, sans compter les nombreux emplois liés directement ou indirectement au festival.

Pour ces raisons et plusieurs autres, Annie Pronovost espère que la survie des rodéos au Festival western ne sera pas menacée.

«Dans quelle guerre sont-ils en train de s’embarquer, et où ça va s’arrêter? Ce sont de gros sous. Le festival, c’est un joyau qu’on a et on y tient. J’ose espérer que tout sera pris en considération et que le ministère veillera à recueillir les deux côtés de la médaille avant de se faire une tête pour l’encadrement des rodéos», indique-t-elle.