Armand Désilets remplaçait lundi le brigadier blessé à la suite de l’accident survenu vendredi dernier face à l’école Notre-Dame-du-Rosaire.

«Ça m’a inquiété un peu» - Armand Désilets, brigadier remplaçant

TROIS-RIVIÈRES — «Ce matin (lundi), ça m’a inquiété un peu. Mais ça fait partie de la vie. Dans notre quotidien, il peut arriver n’importe quoi.»

Armand Désilets a évidemment pensé à l’accident survenu vendredi dernier face à l’école Notre-Dame-du-Rosaire lorsqu’il a été appelé à remplacer le brigadier scolaire sérieusement blessé à la suite de cet événement. Brigadier suppléant depuis 1995, M. Désilets connaît les risques du métier depuis longtemps.

«Je fais la ville de Trois-Rivières un peu partout. C’est un coin stratégique. Il y a beaucoup de circulation et beaucoup d’enfants. Il y a le trafic et le soleil plombe en fin de journée à cet endroit. Il arrive des distractions. On est tous conducteurs», raconte M. Désilets, qui connaît peu le brigadier blessé à la suite de l’accident.

Selon l’homme de 80 ans, la grande majorité des automobilistes sont respectueux des règles et du travail d’un brigadier scolaire. Il y a toujours des gens qui semblent ne rien avoir à cirer des brigadiers, mais ils représentent une minorité.

«Des fois, ils nous passent près des pieds. Ce n’est pas encore un acquis, le respect du piéton lorsqu’il met le pied (dans la rue)pour traverser. Moi-même, je commence à m’habituer à ça comme conducteur. On est tous un peu pareils, on trouve qu’il y a des piétons qui ne marchent pas vite! Il faut être plus tolérant et plus patient au volant. Quand tu es brigadier, tu dois quasiment avoir des yeux tout le tour de la tête, car tu ne sais jamais ce qu’il va arriver.»

Le métier de brigadier exige une vigilance de tous les instants. Mais les exigences de ce travail n’incitent nullement M. Désilets à ranger sa veste pour de bon.

«C’est une très belle profession que j’aime. Je rencontre des enfants, les parents, des professeurs de temps en temps. Je n’ai pas l’intention de laisser mon travail. Le risque ne me fait pas reculer.»