Des bouteilles sont fournies par Héma-Québec aux mères participantes.

Bon départ pour le nouveau dépôt de lait maternel

TROIS-RIVIÈRES — Le tout nouveau dépôt de lait maternel d’Héma-Québec à Trois-Rivières est ouvert depuis le 10 septembre et déjà 32 mères y sont inscrites et six y sont déjà actives.

Laurent Paul Ménard, responsable des communications chez Héma-Québec, l’organisme qui chapeaute cette initiative, estime qu’à ce rythme, il s’écoulera à peine six mois d’ici à ce qu’on atteigne l’objectif qui est de 40 mères actives.

Le nombre de participantes qui se sont inscrites jusqu’à présent est équivalent à ce qui s’est vu ailleurs au Québec, notamment au Saguenay et à Sherbrooke.

Le défi, dans six mois, sera toutefois de maintenir le rythme de croisière parce que les mères actives ne peuvent donner de lait pendant plus de six mois à Héma-Québec, explique le porte-parole. Lorsqu’une femme a terminé cette période, il faut recommencer et trouver une autre donneuse, explique-t-il.

Héma-Québec a donc récemment rencontré plusieurs intervenants de la région qui gravitent de près ou de loin autour des femmes qui viennent de donner naissance à un enfant. Il faut en effet être constamment à l’affût de nouvelles candidates.

C’est que toutes celles qui aimeraient participer au programme ne pourront pas nécessairement le faire, rappelle M. Ménard. Les volontaires doivent en effet accepter de subir des tests sanguins afin de dépister tout pathogène qui pourrait se retrouver dans le lait, comme le VIH ou l’hépatite, par exemple.

Les femmes qui souhaitent donner leur lait recevront des bouteilles de même que de la documentation afin de faire leurs prélèvements dans des conditions d’hygiène maximales.

Les lots remis au dépôt d’Héma-Québec, sur le boulevard Gene-H.-Kruger, seront envoyés à Ville Saint-Laurent où ils subiront une pasteurisation de 90 minutes visant à éradiquer de possibles pathogènes. Le lait est par la suite soumis à des tests bactériologiques. Le taux de rejet est d’environ 18 %.

Les lots sont congelés et conservés environ un an. Ce lait maternel sera mis à la disposition des unités de néonatalogie au bénéfice des très grands prématurés, ceux dont le développement est si peu avancé qu’ils ne peuvent même pas boire au sein.

Cette stratégie permet notamment d’éviter l’apparition de l’entérocolite nécrosante chez les prématurés et de stimuler leur système immunitaire.