Maxime Rochefort a lancé l’Unique Treeshop, une entreprise de meubles sur mesure alliant bois métal et époxy.

Bois, métal et époxy au service d’un produit unique

SHAWINIGAN — Rénovation, construction, bois ou métal, Maxime Rochefort est un touche-à-tout. Il roule aussi sa bosse. Il multiplie les allers-retours entre sa Mauricie natale et l’Ouest canadien. La mi-trentaine bien sonnée, il sent que le marché de la rénovation et des menus travaux sature un peu. Il laisse tout tomber et lance son entreprise de meubles sur mesure, l’Unique TreeShop. Cela fait maintenant deux mois. Et l’homme est fort occupé.

Après le bois et le métal, Maxime Rochefort apprivoise l’époxy, un matériau offrant toute sorte de possibilités et dont l’artisan parle avec enthousiasme. Les quelques meubles en cours de fabrication qui occupent son atelier de fortune témoignent d’une démarche inusitée, où les matériaux se mélangent au gré de sa créativité et des désirs du client.

L’entrepreneur explique que la technique qu’il a développée permet de saisir l’aspect naturel du bois et de le «fixer» dans son processus de vieillissement. Une tranche d’arbre en cours de pourrissement revêt alors pour lui des qualités esthétiques uniques qu’un revêtement d’époxy viendra mettre en valeur, tout en préservant le bois.

Au-delà de ses vertus protectrices, l’époxy constitue également un matériau présentant un potentiel esthétique intéressant, selon Maxime Rochefort. Il se plaît ainsi à colorer le matériau pour jouer sur des effets de contraste avec le grain du bois ou la texture du métal.

Pour la matière première, M. Rochefort indique s’approvisionner en bois chez Scierie mobile et services forestiers Billy Villemure, un voisin. «Je peux avoir des tranches d’arbres jusqu’à 50-60 pouces de large par 12 pieds de long», soutient-il. Sa touche pour le métal lui vient du métier de soudeur qu’il a pratiqué pendant quelques années. Quant à l’époxy, qu’il achète en grandes quantités, il raconte avoir passé beaucoup de temps sur Internet à étudier différentes techniques d’application et de fabrication.

Si sa petite entreprise en est à ses balbutiements, M. Rochefort indique avoir déjà plusieurs meubles en commande. À ce jour, les réseaux sociaux et le bouche-à-oreille ont suffi à conclure quelques contrats. L’artisan entend toutefois mettre les bouchées doubles au cours des semaines à venir pour davantage structurer son entreprise et sécuriser ses installations.