Les chefs David Boivin de Wemotaci, Christian Awashish d'Opitciwan et Paul-Émile Ottawa de Manawan de même que la Grand Chef de la nation atikamekw, Eva Ottawa.

Blocus Atikamekw: un camion fonce sur un barrage forestier

Le conflit opposant les Atkiamekws au gouvernement provincial a repris de l'ampleur la nuit dernière alors que les autochtones ont mis fin à leur trêve de blocus sur le coup de minuit, soit 24 heures plus tôt que convenu.
En agissant ainsi, ils souhaitent dénoncer des actes de violence qui auraient été commis contre un de leurs barrages routiers, mercredi après-midi, à peine quelques heures avant la levée du blocus.
Dans un communiqué expédié conjointement par les chefs autochtones, on mentionne qu'un camion aurait foncé directement sur un barrage routier en plus de s'en prendre à un campement érigé sur le bord du chemin. Personne n'a toutefois été blessé lors de l'incident.
«Les membres de la nation atikamekw étaient en furie; les chefs et la Grand Chef ont dû s'activer pour les calmer. Les Atikamekws regrettent qu'à cause de certains individus tendant vers la violence, d'autres, plus respectueux, se voient pénalisés. Mais des questions de sécurité ont mené à la décision de cesser la trêve», indique le communiqué.
La Sûreté du Québec a été informée de cet incident et une enquête a été ouverte. Si le camionneur parvient à être identifié, il devra faire face à la justice.
Mercredi, au terme d'une rencontre avec des membres du gouvernement provincial, les chefs autochtones avaient convenu de suspendre les opérations de blocage pour une durée de 48 heures, même s'ils étaient déçus de la réponse du premier ministre Jean Charest à leurs revendications.
Parmi celles-ci, les autochtones réclament notamment des redevances sur l'exploitation des ressources naturelles sur leur territoire ancestral en plus d'avoir accès à des volumes de bois.