Les syndiqués du secteur de la santé n’iront finalement pas de l’avant avec le blocage le pont Laviolette le 26 novembre prochain.
Les syndiqués du secteur de la santé n’iront finalement pas de l’avant avec le blocage le pont Laviolette le 26 novembre prochain.

Blocage du pont Laviolette: les syndiqués n’iront finalement pas de l’avant

Amélie Houle
Amélie Houle
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Le cri du coeur de plusieurs citoyens et maires de la Mauricie et du Centre-du-Québec en lien avec le possible blocage du pont Laviolette le 26 novembre prochain a été entendu. Les syndiqués du secteur de la santé ont annoncé vendredi en point de presse qu’ils n’iront finalement pas de l’avant avec ce moyen de pression qui visait à lancer un message au gouvernement du Québec pour qu’il s’occupe du système de santé.

«Depuis les derniers jours, un débat s’est déclenché dans notre région concernant la fermeture et le blocage, pendant quelques heures, du pont Laviolette. Cet événement qui n’a pas encore eu lieu a déjà suscité un tollé de protestations. [...] Mais ne craignez rien, vous ne serez pas pris en otage quelques heures sur un pont bloqué, nous avons entendu votre détresse. Nous ne bloquerons pas le pont Laviolette le 26 novembre. Mais nous, qui va entendre notre cri? Qui va mettre fin à notre cauchemar?», a soutenu d’entrée de jeu le président du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et des métiers du CIUSSS Mauricie - Centre-du-Québec, Pascal Bastarache.

Malgré ce revirement de situation, M. Bastarache a toutefois tenu à rappeler que les syndiqués approchent dangereusement d’un point de non-retour en lien avec leurs conditions de travail et qu’ils souhaitent tout de même se faire entendre.

«La question se pose toujours pour nous: que devons-nous faire pour être entendus de M. Legault qui ignore notre détresse? [...] Les gens doivent comprendre que nos choix sont limités pour se faire entendre. Nous devons nous mobiliser par le biais de différentes actions avant qu’il ne soit trop tard. Est-ce que nos actions devront passer par la désobéissance civile et par la perturbation économique?»

D’autres moyens de pression à venir?

À cet effet, le syndicat estime que d’autres moyens de pression pourraient être envisagés si la situation perdure et que le gouvernement fait la sourde oreille.

Le président du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et des métiers du CIUSSS Mauricie - Centre-du-Québec, Pascal Bastarache a tenu un point de presse vendredi à ce sujet.

«Tout va dépendre des gestes posés par le gouvernement au cours des prochains jours. Ce n’est pas nous en soi qui allons décider quels moyens de pression on va faire, mais c’est vraiment le gouvernement, par ses actions ou ses inactions qui va nous guider. Mais on va attendre de voir», a précisé M. Bastarache.

Bien que les intervenants se sont fait peu loquaces à ce sujet, il a toutefois été possible d’apprendre que des actions pourraient avoir lieu au cours de la fin de semaine en ce sens.

Rappelons que la convention collective du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et des métiers du CIUSSS Mauricie - Centre-du-Québec est échue depuis le 31 mars dernier.