Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, et son candidat dans Drummond, Martin Champoux.

Bloc québécois dans Drummond: Martin Champoux candidat

Trois-Rivières — À la suite de l’assemblée d’investiture tenue plus tôt cette semaine au Village québécois d’antan en présence du chef Yves-François Blanchet, le Bloc québécois a officiellement son candidat dans Drummond, soit Martin Champoux. Celui-ci s’est engagé à demeurer près de ses électeurs une fois qu’il aura été élu à la Chambre des communes en organisant sur une base régulière des assemblées citoyennes «pour demeurer au diapason avec les préoccupations du milieu et de rester à l’écoute de la population».

«On dit que la politique à Ottawa, c’est loin des gens. Québec, c’est plus proche, mais c’est véritablement le municipal qui représente un gouvernement de proximité. Moi, comme député fédéral, je veux être à l’écoute des gens de Drummond pas juste aux quatre ans, mais bien en tout temps. Les gens de Drummond vont se rendre compte que ce qui se passe au Canada, ça les concerne plus qu’ils peuvent le penser», a-t-il souligné.

Devant des militants, le chef bloquiste n’a pas tari d’éloges à l’égard de son candidat dans Drummond, une circonscription qu’il affectionne tout particulièrement.

«Drummond, où j’ai grandi et fait mes débuts en politique, sera toujours une circonscription chère à mes yeux. Toute l’énergie que j’ai mise pour que nous obtenions notre Centre famille-enfant à l’hôpital Sainte-Croix, notre centre de foires, pour mettre en chantier notre bibliothèque municipale et relancer le projet de campus universitaire chez nous, je sais que Martin Champoux l’investira, car il en a à revendre», a-t-il affirmé

«Il a le genre d’esprit d’initiative qu’il faut pour livrer la marchandise au nom de nos agriculteurs floués par le fédéral et pour soutenir notre modèle entrepreneurial reconnu. Il ne sera pas gêné de défendre nos valeurs comme la laïcité et le français comme langue commune des Québécois devant des partis fédéraux que cela dérange. Communicateur émérite, Martin sera un vent de fraîcheur dans le mouvement souverainiste», renchérit M. Blanchet.

Spécialiste en communications, Martin Champoux s’est fait connaître au fil d’une carrière de 30 ans dans les médias québécois, notamment à la barre de l’émission culinaire Qu’est-ce qui mijote? sur les ondes de TVA. Il s’est démarqué dans la région en tant que directeur des communications, du marketing et du développement du Village québécois d’antan. Il s’est également impliqué dans l’organisation de la Classique Soucy-UV Mutuelle, au bénéfice de la Fondation Sainte-Croix/Heriot et l’amélioration des soins de santé dans la MRC de Drummond.

«Je fais le saut en politique parce que le Québec n’a jamais eu à ce point besoin d’une représentation forte au fédéral. Quand le Québec était fort à la Chambre des communes avec le Bloc, Ottawa a signé des accords de libre-échange avec 16 pays sans une seule concession dans la gestion de l’offre. Depuis, nos agriculteurs se sont fait avoir trois fois de suite parce que la voix du Québec n’est plus suffisante pour faire reculer le fédéral. Un Bloc fort talonnera Ottawa jusqu’à ce que nos producteurs obtiennent les indemnisations promises», a déclaré le candidat.

Selon lui, «un Bloc fort va forcer le gouvernement canadien à y penser à deux fois avant de s’en prendre à la laïcité de l’État au Québec». «Un Bloc fort va être un partenaire du gouvernement du Québec, qui veut obtenir plus de pouvoirs en immigration. Et je m’engage, au sein de ce Bloc fort, à être au service des gens de Drummond avec vigueur», soutient M. Champoux.

Ce dernier devra affronter le député fédéral sortant du NPD, François Choquette, la candidate conservatrice Jessica Ebacher, et le représentant du Parti populaire du Canada, Steeve Paquet. Chez les libéraux, un conseiller municipal de Drummondville, William Morales, et la mairesse de Très-Saint-Rédempteur, Julie Lemieux, se disputent la candidature.