Le chef adjoint du Parti vert, Daniel Green, était de passage à Saint-Tite, mercredi avant-midi, en compagnie des candidates de sa formation dans les circonscriptions de Trois-Rivières et Saint-Maurice – Champlain, Marie Duplessis et Stéphanie Dufresne.

Bien-être animal: les verts font confiance aux cow-boys

SAINT-TITE — Même s’il considère que quelques épreuves qui sont présentées dans certains rodéos peuvent avoir des conséquences fatales pour les animaux, le chef adjoint du Parti vert, Daniel Green, croit néanmoins que les événements phares du Festival western de Saint-Tite doivent perdurer.

Flanqué de Marie Duplessis et Stéphanie Dufresne, les candidates de son parti dans Trois-Rivières et Saint-Maurice –Champlain, le lieutenant québécois de la chef Élizabeth May a défendu les rodéos alors qu’il se trouvait à Saint-Tite, mercredi matin, afin d’aller à la rencontre des nombreux électeurs dans le cadre du populaire Festival western de l’endroit. Il imitait ainsi les chefs néodémocrate, Jagmeet Singh, et conservateur, Andrew Scheer, qui ont également visité la localité de Mékinac au cours du dernier week-end. Selon lui, autant les organisateurs des rodéos que les cow-boys ont à coeur la santé et le bien-être des animaux. Il ne croit donc pas que l’imposition d’un moratoire sur la tenue de tels événements, comme le demande le professeur de droit Alain Roy, est justifiée. À l’origine d’une demande d’injonction déposée pour faire interdire la tenue d’un rodéo urbain à Montréal, en août 2017, le professeur Roy avait par la suite accepté de retirer sa demande, en obtenant en échange la création d’un comité consultatif dirigé par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), et sur lequel allaient siéger des représentants du Festival western de Saint-Tite de même que des défenseurs des droits des animaux désignés par M. Roy. Comme ce comité consultatif devait rendre un rapport sur ses travaux à l’intérieur d’une année et que rien n’a encore été déposé, M. Roy est sorti publiquement la semaine dernière afin de réclamer ledit moratoire, et ce, jusqu’au dépôt du rapport.

«On sait très bien que les cow-boys aiment leurs animaux, en prennent soin et que la dernière chose qu’ils veulent, c’est qui leur arrive du mal. Je crois que dans l’évolution des rodéos, il y aura des ajustements. Il y aura peut-être des compétitions qui devront être interdites ou modifiées afin de préserver le bien-être des animaux. Mais je sais pertinemment qu’un bon cow-boy ne fait jamais de mal à son animal», lance-t-il sous le regard approbateur de ses deux candidates.

Bien représenté au Québec

Conscient que son parti n’a pas une machine électorale comparable à celles des libéraux, des conservateurs ou même des néodémocrates à sa disposition, le chef adjoint se dit tout de même confiant en ce début de campagne, notamment à ce qui a trait aux chances de faire des gains au Québec.

«On est rendu à 75 candidats au Québec jusqu’à maintenant. C’est le plus grand nombre de notre histoire. Il y a très peu de candidats ‘‘poteaux’’. La plupart, comme ces deux dames [Marie Duplessis et Stéphanie Dufresne], feront campagne et ont bien étudié leurs dossiers. Vous entendrez parler d’elles au cours des prochaines semaines», prédit M. Green.

En plus d’avoir déambulé dans les rues de Saint-Tite, les membres de la délégation verte ont profité de l’occasion pour visiter les installations de la microbrasserie À la fût et pour y casser la croûte. Plus tard dans la journée, ils ont participé à un rassemblement militant dans un café du centre-ville de Trois-Rivières.