Les bénévoles du CAB des Riverains, à Sainte-Anne-de-la-Pérade, s’occupent de prendre les commandes des clients de l’épicerie Métro La Pérade, par téléphone. Sur la photo: Marie-Claude Samuel, directrice générale du CAB.
Les bénévoles du CAB des Riverains, à Sainte-Anne-de-la-Pérade, s’occupent de prendre les commandes des clients de l’épicerie Métro La Pérade, par téléphone. Sur la photo: Marie-Claude Samuel, directrice générale du CAB.

Bénévoles et épicier unissent leurs forces

SAINTE-ANNE-DE-LA-PÉRADE — Avec le confinement, les services de livraison des épiceries sont plus sollicités que jamais. À Sainte-Anne-de-la-Pérade, l’épicerie Métro, qui dessert la municipalité et les autres environnantes, a été submergée par la demande. Heureusement, les employés peuvent compter sur l’aide du Centre d’action bénévole (CAB) des Riverains.

Depuis plusieurs semaines, une vingtaine de bénévoles s’occupent, à tour de rôle, de prendre les commandes de l’épicerie, au téléphone. Ils les transmettent ensuite par courriel à l’épicerie, qui les prépare et les livre à leurs destinataires.

Cette aide est un véritable soulagement pour Michel Lemay, directeur de l’épicerie.

«On n’aurait pas eu les installations pour le faire, parce que j’ai seulement deux lignes de téléphone. Et puis avec les effectifs que j’ai, on est capable de suffire à la demande pour les livraisons, mais pas pour la prise de commandes», résume-t-il.

M. Lemay s’était tourné vers la Municipalité de Sainte-Anne-de-la-Pérade pour lui exposer le problème et solliciter son aide, il y a plusieurs semaines. Il dit également avoir été sollicité par d’autres municipalités de la MRC des Chenaux, qui s’inquiétaient de sa capacité à assurer le service de livraison. La mairesse de Sainte-Anne-de-la-Pérade, Diane Aubut, a répondu à son appel.

«J’ai mis en contact le CAB et l’épicerie et on a trouvé une façon de régler le problème. On parle de confinement et de ce que les municipalités peuvent faire de plus pour aider en cette période difficile, eh bien, c’est ce genre de choses qu’on peut faire», croit-elle.

L’aide des bénévoles du CAB des Riverains a permis aux employés du Métro La Pérade de souffler un peu, alors qu’ils croulaient sous les appels. Sur la photo: Michel Lemay, directeur de l’épicerie.

D’une pierre, deux coups

Pour le CAB des Riverains, ce partenariat permet d’occuper ses bénévoles, qui sont plus nombreux ces derniers temps, notamment grâce à la plateforme jebenevole.ca. La prise de contact entre les bénévoles et les citoyens permet également à ces derniers de parler de ce qu’ils vivent, alors que les employés de l’épicerie n’avaient pas particulièrement de temps à leur consacrer.

«Les bénévoles prennent le temps de s’assurer que les gens vont bien. Ils peuvent leur référer de l’aide professionnelle au besoin», explique Marie-Claude Samuel, directrice générale du CAB.

Cette dernière voit également dans le service rendu par les bénévoles une façon de contribuer à éviter la propagation de la COVID-19.

«Ça permet qu’il y ait le moins de gens possible qui se déplacent au Métro. Ça évite la contamination. Et puis les bénévoles font ça de la maison, ce n’est pas contraignant et ça ne les met pas en danger», souligne Mme Samuel.

Popote adaptée

Si sa capacité de déploiement est limitée en raison du confinement, le CAB maintient certains de ses services, jugés essentiels par le ministère de la Santé et des Services sociaux. Ils ont cependant dû être adaptés pour respecter les consignes de distanciation sociale.

C’est le cas de la popote roulante, qui est très appréciée des aînés qui peuvent encore rester dans leur domicile. «La popote était préparée par nos bénévoles dans le centre communautaire. Mais puisque celui-ci est fermé, on a fait appel au traiteur Mlles Cossette (de Saint-Prosper-de-Champlain), qui a accepté de faire des repas. Ils sont réfrigérés et on les livre le lendemain», explique Marie-Claude Samuel.

Le service d’accompagnement-transport est également maintenu. Des plastiques ont été installés dans les véhicules utilisés pour le transport, afin que le conducteur et le passager, qui prend place à l’arrière, ne puissent se contaminer mutuellement. Les bénévoles devraient également avoir de l’équipement de protection, bien que celui-ci se fasse toujours attendre. «Mais on fait très peu de transport en ce moment», reconnaît Mme Samuel.