Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Onze ans plus tard, les travaux de démolition à l’ancienne Belgo achèvent.
Onze ans plus tard, les travaux de démolition à l’ancienne Belgo achèvent.

Belgo: bientôt chose du passé, après 11 ans

Marc-André Pelletier
Marc-André Pelletier
Initiative de journalisme local - Le Nouvelliste
Article réservé aux abonnés
Shawinigan — Les citoyens de Shawinigan peuvent commencer à se réjouir: d’ici une dizaine de jours, le site de l’ancienne usine Belgo fera partie de l’histoire et la route 153 sera à nouveau ouverte à la circulation. Plus d’une décennie plus tard, le maire Michel Angers ne cache pas son soulagement de voir ce dossier devenir chose du passé.

Les travaux, selon les prévisions du ministère des Transports, devraient être complétés comme prévu d’ici la fin du mois.

«On vise toujours la fin du mois de février, même si jusqu’à présent, les conditions hivernales nous compliquent la tâche», explique la porte-parole Roxanne Pellerin.

C’est que, pour terminer les travaux, le ministère doit notamment procéder à du déglaçage et à un nettoyage de la route 153 avant de la rouvrir, artère sur laquelle persistent toujours des vestiges des travaux effectués lors des dernières semaines.

«Nous avions étendu beaucoup de matériaux granulaires sur la route, qu’il faut maintenant ramasser», précise Mme Pellerin.

Pour Michel Angers, le temps n’est plus un facteur. «Ça fait onze ans et demi que je regarde ça aller, alors, même si ça prenait quelques semaines de plus...», laisse-t-il en suspens.

S’il pousse un «enfin!» bien senti quand on lui demande de commenter l’achèvement prochain des travaux, le maire de Shawinigan souligne qu’il ne s’agit pas seulement de lassitude dans un dossier qui s’est étiré en longueur.

«J’ai toujours eu peur qu’il arrive un accident. Il y en a eu des petits, mais j’avais vraiment peur de quelque chose de majeur. C’était un lieu en délabrement complet. Bien qu’il reste encore du travail à faire, on est à la veille de pouvoir circuler sur le chemin et découvrir une toute nouvelle vue de Shawinigan. C’est du jamais vu. Ça fait plus de 100 ans qu’on ne voit pas à cet endroit. Ça va complètement changer le paysage», fait-il remarquer.

Au cours des prochaines semaines, le MTQ terminera la construction d’un remblai sur la 153 et continuera entre autres la mise en place d’éléments de sécurité, tels que des glissières et l’aménagement de l’accotement de la route. Le transport des matériaux toujours sur place doit, lui aussi, être complété sous peu.

Le maire Angers s’avoue satisfait de la façon dont se sont déroulés les travaux menés par le ministère des Transports. «Ce sont des travaux d’importance qu’ils ont réalisés. Ils ont fait les choses dans les règles de l’art.»

Des projets

Michel Angers souhaite profiter du nouveau souffle apporté au site pour développer des projets, puisque la Ville a bien l’intention de mettre la main sur le terrain, dans un avenir pas si lointain.

«On souhaite vraiment pouvoir en prendre possession. On sait quoi faire avec le site. C’est l’entrée de notre ville. On a encore plus d’idées», souligne le premier magistrat.

Mais avant toute chose, la Ville devra faire l’acquisition du terrain, une démarche qui testera à nouveau la patience du maire puisqu’elle consistera à écarter le propriétaire du site, Arctic Béluga, par force de loi.

«On sait qu’ils ne paieront jamais ce qu’ils nous doivent. Côté juridique, le lieu deviendra libre éventuellement et à ce moment, on pourra mettre la main dessus.»

Le maire a répété n’avoir «jamais eu l’ombre d’une discussion» avec Arctic Béluga, qui brille par son absence de communications depuis le début des démarches. «Ce sont les citoyens qui en subissent les contrecoups», se désole M. Angers.

L’œuvre toujours orpheline

Par ailleurs, Michel Angers a confirmé n’avoir «rien de prévu» pour l’avenir de l’œuvre éphémère qui se trouve sur le site de l’ancienne usine. Cette œuvre se trouve tout près du sentier Thibodeau-Ricard, dans un ancien bassin d’épuration d’eaux usées.

Rappelons que déjà, tant le ministère des Transports que le ministère de l’Environnement se sont dégagés de toute responsabilité en lien avec l’œuvre.