Le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois.

Bécancour souhaite rencontrer le PDG d'Hydro-Québec

Près d'un an après la fermeture de la centrale nucléaire, le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois, s'interroge sur l'avenir des bâtiments et des terrains de Gentilly-2. La Ville où se trouve le site nucléaire a d'ailleurs envoyé une lettre à la société d'État plus tôt cette semaine, car elle souhaite discuter du sort de ces infrastructures industrielles.
«Nous souhaitons recevoir chez nous Thierry Vandal [le PDG d'Hydro-Québec] pour discuter des suites de la fermeture de la centrale, mais surtout de l'avenir de cet espace et des équipements qui constituent cette centrale», soutient le maire de Bécancour, Jean-Guy Dubois.
«Il y a des équipements qui seraient probablement intéressants pour notre municipalité», ajoute le maire Dubois en donnant l'exemple du réseau d'égouts qu'il qualifie de «haut de gamme».
Le Ville de Bécancour souhaite aussi connaître les intentions de la société d'État quant à l'avenir des terrains de Gentilly-2. «On se demande ce qu'Hydro-Québec compte faire avec les terrains qui se situent entre le parc industriel et le parc LaPrade. L'invitation est lancée à M. Vandal de venir nous rencontrer à Bécancour.»
Hydro-Québec confirme avoir bien reçu la lettre de la Ville de Bécancour, mais n'était toutefois pas en mesure hier de confirmer si une rencontre aura bien lieu.
Isabelle Thellen, porte-parole de la société d'État, rappelle par contre que le déclassement de la centrale nucléaire doit durer quarante ans. De plus, elle affirme que «l'ensemble du site est encadré par un permis de la Commission canadienne de sûreté nucléaire».
«Est-ce qu'il est nécessaire de garder l'ensemble du terrain ou est-ce qu'il y a une partie qui pourrait avoir des intérêts [pour nous]?», se demande le maire de Bécancour. «Il faut voir à long terme. Les terrains du site LaPrade peuvent se remplir plus vite que ce que l'on pense. Et les terrains de Gentilly-2 ont toutes les qualités d'un site industriel.»
La porte-parole d'Hydro-Québec souligne que les questions du maire pourraient faire l'objet de discussions, si une rencontre est organisée.