Dans l’ordre habituel, on retrouve Eve-Marie Frappier, directrice générale de Cheval Québec, Jean-Guy Dubois, maire de Bécancour, et François Pépin, gestionnaire du projet.

«Bécancour est cheval»: les travaux avancent au Complexe équestre

Bécancour — «Bécancour est cheval». Portant fièrement son chapeau de cowboy, voilà comment le maire Jean-Guy Dubois s’est exprimé lundi lors d’un point de presse visant à faire le point sur l’état du chantier du futur Complexe équestre de calibre international. Déjà, on voit apparaître des structures sur une partie des terrains du club de golf de Gentilly.

Selon le premier magistrat, ce projet évalué à près de 11 millions de dollars vient consolider «quelque chose qui existe» dans le domaine équestre.

Amorcés en mai dernier, les travaux vont bon train, près de la moitié étant réalisée. Ainsi, les écuries, les stalles et l’un des manèges à chevaux, le terrain de camping pour les compétiteurs et le chemin d’accès sont avancés. Si tout se passe comme prévu, la construction des bâtiments sera terminée à la fin décembre. Quant aux travaux de terrassement et l’installation du système de chauffage à la biomasse, le tout sera fait au printemps prochain.

En tout, le Complexe équestre accueillera sept bâtiments et comprendra, entre autres, toutes les installations nécessaires pour l’accueil et l’hébergement des chevaux.

On y retrouvera donc deux manèges intérieurs avec des estrades pour les compétitions et un manège extérieur, en plus de trois manèges de réchauffement et un pour le dressage qui seront érigés. À cela s’ajoute un parcours d’équitation d’une longueur de sept kilomètres avec des obstacles et des jeux d’habileté. Réunissant le classique et le western, le projet comprend aussi des stalles pour chevaux, des manèges et des estrades intérieures et extérieures, des aires de jeux, une piscine et un stationnement.

«Il y a un engouement extraordinaire. Les gens sont excités et emballés. Jusqu’à tout récemment, on ne nous croyait pas. Plus de 13 événements sont déjà confirmés. Et le 8 février 2019, il y aura un premier concours Triple Couronne, avec 500 chevaux», a annoncé la directrice générale, Martine Fortin.

Pour sa part, la directrice générale de Cheval Québec, Eve-Marie Frappier, a fait savoir qu’il est «énormément important d’avoir des plateaux sportifs multidisciplinaires» tout en parlant d’un projet «bénéfique pour l’ensemble des régions».

Gestionnaire de la première heure, François Pépin a prévenu les citoyens de Gentilly «qu’ils allaient faire un saut au printemps» en voyant débarquer tous ces visiteurs, avec leurs remorques.

«On prévoit de cinq à dix millions de dollars de retombées économiques par année. J’espère que Gentilly va se réveiller», a-t-il lancé par rapport au fait que l’instauration du Complexe équestre reste plutôt méconnue dans le milieu. Et celui-ci a profité de l’occasion pour confirmer l’ouverture d’un restaurant, le steakhouse Pur-Sang. «En incluant les investissements au club de golf, on est proche des 15 millions de dollars», renchérit M. Pépin.


« Il y a un engouement extraordinaire. Les gens sont excités et emballés. Jusqu’à tout récemment, on ne nous croyait pas. Plus de 13 événements sont déjà confirmés. »
Martine Fortin, directrice générale

Dans son allocution, le maire Dubois a rappelé que lors de son chantier économique mis de l’avant il y a cinq ans, à la suite de la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2, il ne s’attendait pas à ce que la relance provienne de la place, soit de la famille Parr, et dans le secteur récréotouristique plutôt que manufacturier.

«C’est complètement différent de ce que j’avais imaginé. J’ai été un peu déjoué par la manière que ça s’exprime. Et il y avait aussi la nécessité de revitaliser le secteur est de la Ville. Je suis très fier. Ce sont tous les secteurs de la Ville qui vont en profiter», a-t-il conclu, non sans souligner la hauteur des investissements.