Le procès devant jury d’Éric Michaud devrait s’amorcer le 24 février.
Le procès devant jury d’Éric Michaud devrait s’amorcer le 24 février.

Bébé de 15 mois brûlé aux mains: un procès devant jury pour Éric Michaud

Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste
Shawinigan — Le procès devant jury d’Éric Michaud devrait vraisemblablement s’amorcer le 24 février au palais de justice de Shawinigan et durer environ quatre semaines.

C’est du moins ce qui a été convenu, mercredi, à l’ouverture du terme des assises de la Cour supérieure. C’est le juge Étienne Parent qui devrait être saisi du dossier.

Éric Michaud est cet individu qui aurait délibérément brûlé les mains d’un bébé de 15 mois en juillet 2017 dans un logement de la 11e Avenue, dans le secteur Grand-Mère. La petite avait dû être transportée à l’hôpital Sainte-Justine de Montréal.

Michaud avait ensuite été arrêté en novembre 2017 à la suite d’une longue enquête policière. Depuis, il est demeuré détenu.

Au départ, il avait été accusé de voies de fait graves et négligence corporelle causant des lésions. Au terme d’une enquête préliminaire, le juge Simon Ricard avait conclu que la preuve recueillie par le ministère public était suffisante pour qu’il subisse un procès sur ces deux chefs d’accusation mais également sur un nouveau qui avait été ajouté par la procureure de la Couronne Me Émilie Goulet au cours des procédures, soit d’avoir omis de fournir les choses nécessaires à l’enfant.

Et alors que son procès devant un juge de la Cour du Québec devait commencer en septembre dernier, il avait changé son fusil d’épaule. Son avocate, Me Pénélope Provencher, avait alors annoncé que son client voulait réopter afin d’être jugé par un juge et un jury. Ce changement entraînait par le fait même un nouveau délai puisque le dossier devait être amené devant la Cour supérieure.

Le juge Jacques Trudel avait alors clairement manifesté son mécontentement face à cette requête déposée à ce stade des procédures en invoquant notamment l’arrêt Jordan. Après un délibéré, il avait finalement accordé la réoption. Notons que la Couronne avait consenti à ce nouveau choix.

Dans cette affaire, une autre personne avait été arrêtée. Il s’agit de Cynthia Dauphinais. Elle est accusée d’avoir omis de fournir les choses nécessaires à l’existence d’un enfant alors qu’il se trouvait dans le besoin, de complicité après le fait pour les voies de fait graves et d’entrave à la justice. Son dossier doit revenir le 9 décembre.