Le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap devrait mieux se sortir de la pandémie que la basilique Notre-Dame, à Montréal, mais ses pertes de revenus demeurent importantes.
Le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap devrait mieux se sortir de la pandémie que la basilique Notre-Dame, à Montréal, mais ses pertes de revenus demeurent importantes.

Basilique Notre-Dame: «on est touché, mais un peu moins»

Matthieu Max-Gessler,  Initiative de journalisme local
Matthieu Max-Gessler, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Vendredi, la directrice de la Basilique Notre-Dame de Montréal prévenait que le site religieux s'attendait à un manque à gagner de 12 millions $ en raison de la pandémie, soit 85 % de ses revenus totaux. Sans aide gouvernementale, ses projets de rénovation risquent d'être sérieusement ralentis. Craint-on la même chose du côté du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap?

La pandémie n'est pas sans conséquence sur le Sanctuaire, reconnaît son recteur, Mgr Pierre-Olivier Tremblay. Toutefois, la situation est moins critique qu'à la Basilique Notre-Dame, soutient-il.

«C'est une situation similaire, c'est clair. Mais la différence, c'est que la Basilique Notre-Dame, elle est presque exclusivement utilisée par les touristes tandis que nous, les fidèles viennent régulièrement pour les célébrations, ils continuent à venir. Et notre clientèle est régionale, tandis qu'à Montréal, le pourcentage de tourisme international est encore plus élevé», souligne-t-il.

«On est touchés, mais en proportion, on l'est un peu moins», ajoute Mgr Tremblay.

À savoir si les pertes de revenus du Sanctuaire, qui dépend des dons des fidèles, risquent de mettre à mal le projet de modernisation de plus de 44 millions $ annoncé en grande pompe il y a deux ans, le recteur demeure également optimiste.

«Non, on n'en est pas là, parce que c'est sur le long terme et on est encore dans la phase préliminaire. Le projet aura lieu, mais on va l'échelonner étape par étape», soutient-il.

La première phase du projet, qui consiste à réaménager le pavillon d'accueil et l'esplanade du Sanctuaire, est d'ailleurs toujours sur les rails, assure Mgr Tremblay. Le projet doit se réaliser par phases, sur une période de dix ans.