Le lien interrives sauve beaucoup de temps aux automobilistes.

Barrage La Gabelle: le lien interrives rouvre pour trois semaines

SAINT-ÉTIENNE-DES-GRÈS — Le lien interrives La Gabelle sera finalement rouvert, mais seulement pour trois semaines.

Au cours de cette période, le Comité de travail sur la sécurité sur le lien interrives, qui est composé des municipalités de Saint-Étienne-des-Grès et Notre-Dame-du-Mont-Carmel, de la Sûreté du Québec et d’Hydro-Québec, tiendra une étude de la circulation.

Des mesures temporaires de sécurité seront également mises en place pendant ces trois semaines, soit l’ajout de glissières en béton de type Jersey, de cônes orange, de dos d’âne sur le lien ainsi qu’à son entrée. Il y aura également une escorte routière ainsi que des signaleurs lorsque des travailleurs d’Hydro-Québec seront présents.

Ce sont dans ces conditions que, du lundi 22 octobre, à 6 h, jusqu’au vendredi 9 novembre, à 18 h, le lien sera rendu à nouveau accessible aux automobilistes, VTT et chevaux. Le maire de Saint-Étienne-des-Grès, Robert Landry, précise que les piétons et les cyclistes ont droit de passer en tout temps, même après la fermeture.

Après cette période, donc, le lien sera fermé à nouveau pour une période indéterminée puisque des travaux résiduels liés au projet de réfection du mécanisme de levage se poursuivront.

Tout au long de la réouverture temporaire, le comité de travail recueillera certaines informations, dont le nombre de véhicules qui empruntent le lien, les heures de passage, les type de véhicule, l’origine et la destination des utilisateurs et la raison de leur traversée. Aux abords du lien, des sondeurs seront donc présents et poseront six questions à chaque usager. Dès le 22 octobre, il sera également possible de répondre à ces questions en ligne au www.hydroquebec.com/gabelle.

Le portrait qui s’en dégagera devrait permettre de trouver des solutions viables à la problématique qui se pose sur cette voie de traverse. «L’étude de la circulation est un outil dont nous avons besoin pour prendre une décision à plus long terme», indique Hydro-Québec. «Mieux comprendre les déplacements est nécessaire pour mieux intervenir.»

La société d’État précise qu’aucune décision n’a encore été prise quant à l’adoption ou non des mesures. Celles qui seront appliquées pendant les trois semaines ne sont là que pour assurer la sécurité des employés.

Rappelons que le lien était fermé depuis juillet dernier à la suite d’un accident survenu lorsqu’un automobiliste a heurté un employé d’Hydro-Québec.

Le maire Landry explique que le problème se situe surtout à l’extérieur du lien. Des automobilistes qui attendent en file profitent que la barrière n’est pas encore descendue pour passer même quand la lumière vient de passer au rouge, explique-t-il. C’est comme ça, dit-il, que l’accident est survenu en juillet dernier.

Le maire de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Luc Dostaler, indique qu’il ne s’agissait d’ailleurs pas d’un événement isolé. Il n’était pas rare, en effet, que des automobilistes fassent preuve d’un manque de courtoisie à l’égard des employés d’Hydro-Québec. Ce n’est pas qu’il y a eu beaucoup d’accidents, «mais beaucoup d’incidents», nuance-t-il, ce que confirme le maire de Saint-Étienne.

Le maire Dostaler se dit «extrêmement satisfait» des mesures prises à ce jour. «Nous n’avons en effet pas de statistiques concernant l’utilisation du lien», dit-il. «On ne connaît pas les habitudes des citoyens.»

Bien qu’il n’y ait eu aucune manifestation particulière au conseil municipal de Saint-Étienne ou de Notre-Dame-du-Mont-Carmel à la suite de la fermeture du lien interrives, M. Dostaler a constaté que des citoyens se sont exprimés sur les réseaux sociaux ou ont téléphoné à la Municipalité. «Les gens ont hâte qu’il se passe quelque chose», constate-t-il. Le maire Dostaler est content des mesures mises en place pour assurer la sécurité de tous.

Hydro-Québec indique que «si une solution simple pouvait permettre de corriger le tir, elle serait déjà en place. Le comité de travail a convenu de prendre le temps nécessaire à la réalisation de son mandat.»

Pour cette raison, la durée de la fermeture du lien interrives, après les trois semaines, demeure inconnue. «Nous sommes conscients des attentes des utilisateurs», précise-t-on.