Le directeur des services de la sécurité incendie et de la sécurité civile de la Ville de Trois-Rivières, Dany Cloutier, s’est dit satisfait du bilan annuel pour l’année 2017.

Baisse du nombre d’incendies en 2017

TROIS-RIVIÈRES — La Direction de la sécurité incendie et de la sécurité civile de la Ville de Trois-Rivières dresse un bilan positif de ses opérations pour l’année 2017.

Baisse du nombre d’incendies, signature d’une première convention collective avec les pompiers, diversification des activités, accroissement de la prévention sans compter une contribution importante lors des inondations du printemps 2017 sont autant d’éléments considérés comme positifs par le directeur Dany Cloutier.

«On affiche un bilan très positif et nous sommes très heureux des résultats. Nos objectifs ont non seulement été atteints mais ils ont aussi été dépassés», a-t-il mentionné lors d’un point de presse.

D’une part, le nombre d’incendies a diminué passant de 281 à 275. La majorité sont de nature accidentelle ou causés par la négligence. Quant aux sinistres considérés comme suspects ou criminels, ils sont passés de 20 en 2016 à 28 en 2017.

Les pertes encourues en 2017 ont atteint 4,3 millions $ ce qui est beaucoup plus de que les 1,4 million $ de l’année précédente, bien que 2016 avait battu des records avec un montant de pertes aussi peu élevé. Pour 2017, il faut rappeler que les incendies qui ont rasé les commerces BMR, le Centre le Havre et la Crémerie des Trois-Rivières ont généré des pertes totalisant à eux seuls plus de 2 millions $.

Le directeur Cloutier insiste cependant sur l’apport majeur qu’ont eu les pompiers et les préventionnistes au cours de l’année 2017. Ils ont en effet réalisé 17 000 activités de prévention, dont 14 000 vérifications dans les résidences concernant les avertisseurs de fumée et de monoxyde de carbone. Un travail qui porte fruit: selon les données de 2007, il y avait plus de 50 % des résidences qui n’avaient pas d’avertisseurs ou que ceux-ci n’étaient pas fonctionnels. Cette donnée se situerait maintenant aux alentours de 35 à 40 %. Toutefois, le travail est loin d’être fini. «On aimerait que tout le monde ait un avertisseur de fumée fonctionnel. Si on oublie le côté spectaculaire des incendies, la première mission d’un pompier est de prévenir les incendies. Lorsqu’il y a un décès, c’est souvent parce qu’il n’y avait pas d’avertisseur ou que celui-ci ne fonctionnait pas», a-t-il ajouté, tout en précisant qu’on ne rapporte aucun décès à Trois-Rivières en 2017.

Outre la prévention, le service des incendies et de la sécurité civile s’est nettement diversifié. Le combat contre des incendies de bâtiments ne représente désormais que 6 % du temps occupé par les pompiers. Les accidents de la route, les assistances aux ambulanciers, les interventions en matières dangereuses et reliées à la sécurité civile, et les différents services de sauvetage tant sur l’eau, la glace, hors route et à la verticale sont autant de domaines où ils sont opérationnels.

En 2017, le nombre d’interventions toutes catégories confondues a donc augmenté de près de 30 % pour se chiffrer à un total de 2427. Du nombre, il y a quand même 905 alarmes incendies. Plusieurs de ces appels ne sont pas fondés mais ils continuent d’augmenter et surtout, ils nécessitent une intervention des pompiers. Ils sont causés par des situations qui peuvent facilement être évitées comme la fumée de soudure, les vapeurs, la poussière, les systèmes d’alarme défectueux ou des déclenchements volontaires ou accidentels.

Les pompiers ont également été mis à contribution lors des inondations du printemps 2017. Avec l’aide de l’armée canadienne, ils ont distribué plus de 52 000 sacs de sable aux citoyens touchés afin qu’ils puissent protéger leur résidence.

Un autre fait marquant de l’année consiste en la signature de la première convention collective des pompiers pour une durée de sept ans, ce qui a permis des réaménagements d’effectifs pour améliorer la couverture du territoire selon le directeur Cloutier.