Philippe Couillard s’est payé un véritable bain de foule.

Bain de foule pour Couillard au GP3R

TROIS-RIVIÈRES — À dix jours du déclenchement officiel des élections provinciales de 2018, le premier ministre Philippe Couillard s’est payé un véritable bain de foule en sol trifluvien à l’occasion du Grand Prix de Trois-Rivières.

Arrivé avec plusieurs minutes de retard en raison du trafic intense généré par l’événement, le premier magistrat du Québec s’est dit impressionné par toute l’activité sur le site. «Je suis vraiment séduit par la vitalité de l’événement, c’est vraiment impressionnant de voir tous ces gens», a-t-il mentionné en lançant un regard à Dominic Fugère, directeur général du Grand Prix.

Pour l’accueillir, le député de Trois-Rivières, Jean-Denis Girard, le député de Maskinongé, Marc H. Plante et la ministre Julie Boulet étaient présents. «Avoir mon boss qui vient faire un tour, c’est toujours agréable», a lancé M. Girard qui était visiblement très fier de présenter le Grand Prix de Trois-Rivières à son chef.

Sur place, le premier ministre a tout de même admis rapidement que la principale admiratrice de course était sa conjointe. «Suzanne aime beaucoup mieux les moteurs que moi, je suis plutôt de type pêche à la mouche», a-t-il avoué. D’ailleurs, Mme Pilote était accompagnée de son fils Philippe Pilote. «Nous aimons vraiment les moteurs, je trouve cette visite vraiment intéressante», s’est exclamée la première dame, les yeux brillants. Visiblement, cette sortie publique n’avait rien d’ennuyeux, au contraire, pour la conjointe du premier ministre.

Un événement soutenu par le gouvernement
Le Grand Prix de Trois-Rivières est un événement soutenu financièrement par le gouvernement du Québec. L’enveloppe provinciale destinée aux événements a d’ailleurs été bonifiée au cours du mandat du PLQ, passant de 15 M$ à 22 M$. «Le Grand Prix de Trois-Rivières est un événement sportif et économique très important pour nous au Québec. C’est important pour moi que les régions aient des événements bien soutenus. Montréal et Québec, c’est bien, mais ils ont amplement de ressources. Si nous voulons que nos événements régionaux tiennent le coup, il faut les soutenir avec des fonds publics et il faut aussi des gens qui s’impliquent comme bénévoles», mentionne M. Couillard.

Le premier ministre Philippe Couillard a signé la voiture du coureur automobile Louis-Philippe Dumoulin.

Rencontre avec les pilotes
Le premier ministre a également eu droit à une rencontre avec les pilotes, quelques minutes avant qu’ils ne s’installent sur la ligne de départ. Les derniers ajustements faits sur leur véhicule, les pilotes ont pu échanger avec M. Couillard. «Qui est en visite de l’extérieur du Québec?», a demandé M. Couillard. Une bonne dizaine de pilotes ont levé la main. «Merci d’être venus et n’oubliez pas de dépenser tous vos sous avant de repartir», a-t-il plaisanté, à demi.

M. Couillard a même osé demander quelques conseils aux pilotes présents dans le Paddock Nascar. «Moi aussi je commence une course bientôt, j’aimerais prendre des trucs des coureurs professionnels. De quelle manière manœuvrez-vous pour finir premier sur le fil d’arrivée? Parce qu’évidemment, c’est ce que j’ai l’intention de faire», a confié le premier ministre aux pilotes.

Une région qui se porte bien
Le premier ministre assure que l’économie ne s’est jamais mieux portée en Mauricie. «Ce que je sais, c’est qu’en Mauricie, il y a quatre points de moins de chômage qu’en 2014. C’est incroyable. Il y a eu environ 7000 emplois de créés, des emplois de qualité malgré ce que disent certains», avance-t-il. Il ajoute que ceux qui disent que ces emplois ne sont pas des emplois de qualité s’adressent aux créateurs d’emplois, aux entreprises d’ici. «Je ne suis pas sûr que c’est un message très positif», fustige-t-il en attaquant indirectement François Legault, de chef de la CAQ.

Il ajoute que le problème inverse du plein emploi, c’est le manque de main-d’œuvre. «C’est à ça qu’il faut s’attaquer», affirme-t-il.

PLUSIEURS ANNONCES
D’ailleurs, le premier ministre se défend d’avoir ouvert la machine et d’avoir accéléré le nombre d’annonces faites dernièrement, à quelques semaines des élections provinciales. «Si nous faisons autant d’annonces, c’est parce que nous nous sommes donné les moyens de le faire. Nous avons travaillé pendant quatre ans pour mettre en place tous ces projets. En gérant les finances publiques et en accompagnant le développement économique, nous avons maintenant des revenus et des marges qui nous permettent de financer l’éducation et la santé, mais également de soutenir les entreprises et de favoriser la venue d’investissements extérieurs», précise M. Couillard.

Et les sondages?
Questionné sur sa position dans les derniers sondages qui prédisent une lutte serrée entre le PLQ et la CAQ, le premier ministre a été très clair. «Pour moi, les sondages, c’est l’équivalent de l’astrologie», s’est-il exclamé. Reste à savoir si la réponse de M. Couillard aurait été la même advenant le cas d’une grosse avance du PLQ.

Le premier ministre a souligné qu’il est toujours plus difficile pour un gouvernement en poste d’être réélu. «Nous allons travailler fort. Je suis confiant, j’ai une bonne équipe et nous pouvons remporter cette élection», conclut-il.